Les services britanniques et américains coopéraient avec Kadhafi

Les services britanniques et américains coopéraient avec Kadhafi

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Les lettres découvertes contiennent un mémorandum à son sujet émanant apparemment de la CIA. Il informe les autorités libyennes qu’Abdullah al-Sadiq et sa femme enceinte se rendent de Kuala Lumpur à Bangkok, où l’agence américaine doit « se saisir » de lui et le livrer au régime.

Dans un autre courrier, un haut responsable des renseignements britanniques félicite les Libyens pour l’arrive de M. Sadiq — nom qui semble avoir été, à l’époque, le pseudonyme de guerre d’Abdelhakim Belhadj, depuis quelques jours le patron de la milice rebelle à Tripoli.
« C’est bien le moins que nous pouvions faire pour vous », écrit dans une lettre au ton amical le responsable britannique à Moussa Koussa, qui était alors le chef de l’espionnage du régime Kadhafi.
Moussa Koussa, devenu en 2009 ministre des Affaires étrangères, a fait défection le 30 mars. Après une étape à Londres, il est reparti libre vers le Qatar.

L’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) a découvert ces archives à Tripoli dans un immeuble des services secrets libyens, et les a transmises dans un premier temps au quotidien britannique The Independent et au Wall Street Journal (WSJ) américain.

En 2004, la CIA avait même établi « une présence permanente » en Libye, selon une note d’un haut responsable de l’agence américaine, Stephen Kappes, adressée à Moussa Koussa.
Selon le New York Times, la CIA a envoyé au moins à huit reprises des suspects de terrorisme en Libye pour qu’ils y soient interrogés.

Un responsable américain cité anonymement par le WSJ rappelle qu’à cette époque, la Libye tentait de rompre son isolement diplomatique.
« En 2004″, dit-il, « les Etats-Unis avaient réussi à convaincre le gouvernement libyen de renoncer à son programme d’armes nucléaires et à aider à arrêter les terroristes qui visaient les Américains ».

Des vols secrets américains ont transporté des dizaines de suspects de terrorisme dans le monde entier à la suite des attentats du 11 septembre 2001, pour être interrogés dans des pays tiers.
Plusieurs documents ont trait à la visite très médiatisée du Premier ministre britannique Tony Blair à Tripoli en 2004, montrant que c’est M. Blair qui a insisté pour être reçu par Kadhafi sous sa tente.

Selon les notes retrouvées à Tripoli, les services secrets britanniques ont aussi aidé à rédiger le discours où Kadhafi annonçait qu’il renonçait aux armes de destruction massives.

Le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, a refusé samedi de commenter des informations, qui « remontent à l’époque d’un gouvernement précédent » (celui de Tony Blair, ndlr). « Je ne peux faire aucun commentaire sur les questions de renseignement », a-t-il indiqué sur Sky News.
« C’est depuis longtemps la politique du gouvernement que de ne pas commenter les affaires de renseignement », a déclaré à l’AFP une porte-parole de la diplomatie britannique.
Le département d’Etat, contacté à Washington par l’AFP, a également refusé de commenter.

AFP_____________________

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