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La nouvelle loi régulant le champs de la presse écrite et par ricocher la presse électronique qui fait flores au Maroc avec pas moins de 1800 sites recensés, donne à ces derniers jusqu’à la date butoir du 15 Août pour s’y conformer à défaut de quoi leurs initiateurs et responsables s’exposeront à des pénalités allant jusqu’à deux mille dirhams par jour de retard et dans des cas extrêmes à des peines de prison pouvant aller jusqu’à deux ans.

Le ministère de la communication, on le comprend, est depuis l’annonce de cet ultimatum au centre d’un ballet incessant de visites de responsables de sites qui tiennent à être en règle avec le déparent de tutelle alors qu’une plie de fermetures de sites est attendue soit parce que leurs administrateurs n’ont pas été mis au courant des nouvelles procédures soit par défiance vis à vis de la tutelle qui, il faut le dire, n’a pas pris le soin de mener une campagne de sensibilisation, un argument qui pourrait être utilisé contre elle, en cas de procès, normalement prévus. Pour les conditions requises afin de continuer à exercer, les administrateurs de sites électroniques devront fournir un extrait du casier judiciaire attestant qu’ils n’ont jamais été condamnés à une peine de prison, se constituer en société d’édition et de presse, d’être accompagné à la tête de leur entité et de leur rédaction d’un rédacteur en chef disposant d’une carte de presse, pour ne citer que les conditions les plus importantes du nouveau dispositif réglementaire.

Des conditions qui dissuaderont plus d’un à continuer l’aventure. Une aventure qui mêlé tout le long de ces dernières années et dans une grande cacophonie le meilleur comme le pire de la jeune presse électronique marocaine., arabophone et francophone.

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