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Passé le délai qui leur était accordé pour se conformer à la loi et pouvoir continuer à exercer, délai qui a pris fin le 15 aout 2017, la grande majorité des sites d’informations, pour ne pas dire l’écrasante majorité, se trouvent désormais dans l’illégalité et son exposés à des fermetures sur ordre de la justice et à des amendes. Moins d’une centaine ont respecté le délai fixé et ont suivi les procédures pour se mettre en conformité auprès du ministère de la communication. Devant cet  état de fait et dans un geste de bonne volonté, le ministre de tutelle, encouragé par la commission du parlement en charge de la communication, a décidé d’accorder un nouveau délai de 6 mois, à travers une loi-cadre qu’il présentera lors de la prochaine réunion du conseil de gouvernement.

Ce procédé permettra, en l’absence des parlementaires actuellement en vacances, de trouver la parade législative de faire adopter le principe de ce sursis supplémentaire afin que les sites d’informations puissent continuer à exister pour leurs lecteurs.

Les propriétaires des sites d’information ont expliqué le retard pris dans la régularisation de leur situation juridique imposée par le nouveau code de la presse entré en vigueur il y a un an, par l’absence de tout courrier officiel de la part du ministère de la communication dont les services se sont contentés de saisir la justice et de lui fournir les adresses des sites d’informations pour les mettre en demeure à l’approche de la fin du délai du 15 août.

Il faudra attendre la prochaine réunion du conseil de gouvernement pour s’assurer du nouveau sursis accordé à ces supports qui font honneur au niveau journalisme marocain, si l’on exclue les brebis galeuses et les propriétaires de sites mafieux, racketteurs et kiyches.

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