Les Suisses aux urnes pour élire leur Parlement, la progression de l’UDC...

Les Suisses aux urnes pour élire leur Parlement, la progression de l’UDC stoppée

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Selon une projection nationale de la télévision helvétique illustrant un coup d’arrêt de la progression du parti populiste, l’UDC obtient 26,8% des voix contre 28,9% lors du dernier scrutin il y a quatre ans et 26,6% en 2003.
L’UDC, qui a martelé durant la campagne son discours anti-européen et anti-immigration, voit ainsi reculer son score pour la première fois en 20 ans.
Créditée pendant la campagne de près de 30% des intentions de vote, l’UDC a notamment essuyé un cuisant revers aux élections du Sénat où le parti comptait entrer en force.
Lors des élections de 2007, l’UDC n’avait obtenu que sept sièges au Conseil des Etats (Sénat), qui compte 46 sièges, et comptait se rattraper cette année.
Le tribun millionnaire Christoph Blocher, vice-président du parti, n’est arrivé qu’en troisième position et semble n’avoir aucune chance d’atteindre la majorité absolue lors d’un deuxième tour.
Le président de l’UDC Toni Brunner, également candidat à un poste de sénateur, n’a pas non plus obtenu de majorité pour un poste de sénateur.
« La progression de ces dernières années est stoppée », note le politologue de l’université de Fribourg, Gilbert Casasus, qui estime que « le premier enseignement » de ces élections fédérales « c’est la stabilité » du système politique suisse. « Il n’y a pas de changement énorme », relève-t-il.
Le parti socialiste a également perdu quelques plumes lors du scrutin avec 18,9% des voix, de même que les partis du centre, le PLR (libéral radical) à 15% et le PDC (démocrate-chrétien) à 12,1%, selon des résultats encore partiels.
En revanche, les petits partis comme les Verts libéraux et le Parti bourgeois démocratique (PBD) issu d’une scission antérieure de l’UDC semblent tirer leur épingle du jeu.
Contrairement à ce qu’il espérait, l’UDC n’est pas parvenu à atteindre voire dépasser le seuil historique de 30%, face à un électorat pourtant sensible à ses thèses sur la sécurité, l’immigration et l’anti-européanisme.
L’immigration demeure la principale préoccupation des Suisses et a fait l’objet d’une campagne agressive ces derniers mois, avec par exemple des affiches de l’UDC montrant une foule en noir en train de marcher d’un pas décidé sur un sol rouge marqué de la croix blanche suisse avec la phrase suivante: « stopper l’immigration massive ».
Jusqu’à la dernière minute de la campagne, l’UDC a également martelé son discours anti-européen avec des encarts publicitaires dans la presse du week-end appelant à « ne pas vendre la Suisse à l’UE », et n’hésitant pas à évoquer « un plan secret contre la Suisse ».
L’UDC accuse notamment le Conseil fédéral (gouvernement) et les autres partis de « chercher à tromper le peuple sur leur véritable intention qui est de pousser la Suisse dans une UE au bord de la ruine ».
Environ cinq millions d’électeurs suisses ont été appelés à choisir leurs 200 représentants au Conseil national (députés) et 46 conseillers d’Etat (sénateurs) parmi un nombre record de 3.458 candidats, soit 10% de plus qu’il y a quatre ans.
Avec un taux de chômage d’à peine 2,8%, des finances publiques équilibrées et une bonne croissance, le pays alpin demeure une enclave de stabilité et de prospérité en Europe, à l’heure où à Bruxelles s’est tenu un sommet crucial pour enrayer la crise de la dette.

 

AFP ________________

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