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Et de deux. Deux grèves générales en l’espace de quelques mois, voilà qui ne va sans doute pas arranger les affaires et l’image du gouvernement et de son chef Abdelilkah Benkirane, dont les relations ne sont pas les meilleures avec les syndicats du pays.
Pour le lui faire bien comprendre en haussant le ton, quatre des plus importants d’entre eux ont décidé un certain nombre de mesures pour faire avancer leurs revendications toujours non satisfaites avec comme moments-phare pour le 29 novembre d’une grande marche nationale des travailleurs à Casablanca, suivie d’une grève générale dans le secteur publique, le 18 décembre, en prévenant que si le gouvernement s’aventure à opérer des retenues sur les salaires, une autre riposte sera décidée. Le ton est ainsi donnée pour cette rentrée syndicale qui s’annonce très chaude, la dernière sous ce gouvernement avant la fin de son mandat, que les syndicats vont tenter de mettre à profit pour rattraper le retard de leur cahier revendicatif et pousser le gouvernement à des concessions.
L’approche des élections législatives leur permet en effet de disposer de cette carte en main et peser de manière indirecte sur le scrutin en orientant les votes de la classe ouvrière.
En haussant le ton, les syndicats comptent bien rendre la monnaie de la pièceà Benkirane qui n’a cessé de les snober tout le long de son mandat.

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