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Ils l’avaient promis, ils l’ont fait. Les quatre principaux syndicats du pays ont mis à exécution leur menace de déstabiliser l’activité du pays avec pour la première fois, l’adoption d’un programme d’actions de protestation d’une durée de trois mois pour signifier au gouvernement leur hostilité à son égard et à son refus de s’asseoir à la table des négociations pour discuter de leurs propositions. Un trimestre d’actions sans interruption, c’est tout simplement du jamais vu dans l’histoire syndicale, une mesure qui laissera des traces et qui constituera un dangereux exercice de chauffe pour la classe ouvrière appelée dès maintenant à se mobiliser pour une série de mouvements alliant sit-in, manifestations, débrayages sectoriels, visant tous à faire monter la tension progressivement pour acculer le gouvernement à une marche arrière sur le projet de réforme des retraites dont il est probable que l’adoption ne sera pas obtenue d’ici la fin du mandat du gouvernement actuel.
Les syndicats en question qui ont pris cette décision hasardeuse et qui relèvent tous des formations de l’opposition semblent déterminés à instaurer également un climat délétère avec des arrières-pensées politiques afin de causer le plus de dégâts aux islamistes du PJD et leur barrer la route d’un deuxième mandat après les élection législatives du 7 octobre.

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