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Avec un tourisme en déclin par crainte d’actes terroristes et les tournages de méga productions étrangères qui rétrécissent comme peau de chagrin, la ville de Ouarzazate, autrefois très prisée, pleure les beaux jours de son rayonnement qui rejaillissaient sur le train de vie de sa population et lui faisaient croire qu’elle était devenue un nouvel « Eldoeado » au Maroc.

ourtant, et bien que les touristes et les cinéastes aient fui la Tunisie en raison du terrorisme, un pays fortement concurrentiel du royaume dans ces deux secteurs, cette désaffection n’a pas été profitable au Maroc et principalement à Ouarzazate.

Aujourd’hui, cette destination arrive difficilement à se garantir un taux de remplissage de 50% ni à remplir raisonnablement le planning des tournages de 2016 après une année très mitigée en 2015 faisant dire à ceux qui vivent du 7ème art et qui ont en fait leur lieu de résidence qu’il croyaient définitif que la période dorée est bel et bien révolue et que le filon s’est tari.

Comme toujours en pareil cas, c’est le déficit de communication qui est pointé du doigt et des « bricoleurs » devenus producteurs auprès des grands majors d’Hollywood, qui ne prennent pas la peine d’aller démarcher dans les festivals se contentant d’attendre que leur téléphone sonne pour les informer que leurs services sont demandés. En ce qui concerne les responsables du terrorisme, il y a bien longtemps que leur opinion est fixé pour estimer que la ville est une étape d’excursion et non de séjour, ce qui est totalement aberrant et une solution de facilité. En attendant, la ville se meurt et les hôtels autrefois pleins à craquer, ferment leurs portes l’un après l’autre,aggravant le chômage dans une région qui souffre neaucoup de son isolement et du manque d’activités alternatives. Le sauvetage d’urgence ne peut plus attendre.

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