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Les bilans se suivent et ne se ressemblent pas en termes de bilan. Le dernier en date au lourd bilan a fait pas moins de trois morts dans la petite ville d’Immouzzer du Kandar, Trois femmes que le conducteur transportait comme dans des marchandises, sans le moindre respect des règles minimales des sécurités requises.

Depuis leur apparition sur les routes, les autorités ont fermé l’œil et fait preuve de laxisme face à ce phénomène pour des considérations sociales, comme elles le font pour les taxis blancs, les taxis d’autres couleurs, les charretiers, les vendeurs ambulants, la mendicité, l’informel et d’autres phénomènes apparus ces dernières années avec la montée de la précarité et la pauvreté  dans les villes, en raison de l’exode rural. Devenus incontrôlables, ces phénomènes poussent les autorités à réagir de temps à autre, mais sans alternative, elles ont fini par céder, comme devant les triporteurs devenus un danger public.

Passés du transport de marchandises à celui des personnes entassées plus que de raison, ces derniers sont devenus des concurrents des taxis et des autres conducteurs qu’ils narguent en violant à souhait le code de la route. Devenus vendeurs de légumes pour certains, transformant leur véhicule en snack pour d’autres, le transport en commun, qui reste leur activité principale sans respect des règles de sécurité, constitue un défi quotidien lancé aux agents de la circulation las de sévir devant des éléments devenus incontrôlables au fil des dernières années. Le dernier drame d’Immouzzer donne à réfléchir sérieusement sur ce laisser-aller.

Par A.B.

 

Actu-maroc.com

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