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Dans la foulée de l’attentat de Sousse en Tunisie, le gouvernement local a pris un certain nombre de mesures pour renforcer la sécurité. Parmi elles, l’interdiction pour les moins de 35 ans de voyager vers quatre pays dont le Maroc, une mesure en vigueur « sur le court terme », selon les autorités diplomatiques à Rabat.

Les Tunisiens âgés de moins de 35 ans ne peuvent pas voyager vers le royaume chérifien depuis le week-end dernier. Et pour cause, le ministre de l’Intérieur a émis une circulaire dans ce sens vendredi 26 juin, quelques heures après l’attentat de Sousse interdisant aux jeunes les voyages vers la Turquie, la Libye, la Serbie et le Maroc.

D’après le communiqué relayé par la presse tunisienne, la mesure devait durer « quelques heures ou quelques jours » et vise à contrecarrer le départ des jeunes vers la Syrie et l’Irak pour y rejoindre les groupes terroristes. Mais jusqu’à ce mercredi 1er juillet, l’interdiction n’avait pas encore été levée. « C’est toujours en cours », déclare à Yabiladi le Consul général de la République de Tunisie au Maroc, Hamdi Ben Othmane. La date de fin de la mesure n’a pas été fixée, mais le diplomate assure que « c’est une mesure prise sur le court terme ».

Accessible sans visa, le Maroc peut être un pays de transit

« Nous voulons empêcher nos jeunes de quitter le territoire non seulement pour les protéger, mais aussi pour protéger nos frontières. Avec ce qui est arrivée à Sousse, il faut prendre toutes les précautions possibles », explique M. Ben Othmane, précisant qu’il ne faut surtout pas faire une mauvaise interprétation de cette mesure qui ne « durera [que] pendant une courte période ».

Les premières publications de cette information ont en effet suscité plusieurs interrogations au sein de la jeunesse tunisienne. Les autorités ont même dû réagir dans les médias pour rassurer. Selon M. Ben Othmane, l’absence de visa entre la Tunisie et le Maroc ou la Turquie notamment fait de ces pays de potentiels territoires de transit pour les jeunes tunisiens séduits par les thèses radicales. « Le Maroc est un pays qu’on respecte, mais la réalité de la menace terroriste nous oblige à prendre ces mesures qui je le répète, sont provisoires », insiste le diplomate.

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