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L’actualité du monde universitaire nous habitue de plus en plus aux seuls faits d’armes et de violence des événements qui s’y déroulent curieusement chaque année à pareille période, soit la veille des examens, comme si des groupes indisciplinés cherchaient à faire annuler les épreuves ou du moins à les reporter à une date de leur convenance.
Deux faits grave sont venus rappeler ces derniers jours que les campus étaient livrés à l’anarchie et à la loi des plus forts qui en ont fait des bastions d’intolérance et de recrutement au profit de mouvements gauchistes et des champs de bataille les opposant à leurs adversaires islamistes ou militants de la cause amazigh. Derrière les murs infranchissables des cités universitaires et des facultés, de vrais apprentis terroristes sèment la terreur et mettent le feu aux installations sous le moindre prétexte.
A Marrakech, les forces de l’ordre ont été accueillis à coups de jets de pierre faisant plusieurs blessés dans leurs rangs pour avoir bloqué une manifestation d’étudiants dans les rues de la ville pour protester contre le retard dans l’encaissement des bourses.
Les scènes d’une rare violence et d’un acharnement sauvage montre à quel point ce problème est devenu préoccupant comme l’a été en parallèle le sort réservé à une serveuse de la cafétéria de la faculté des sciences qui a eu le malheur de refuser des facilités de crédit à des étudiants d’extrême de gauche. La femme a été traduite dans l’enceinte de la faculté devant un « tribunal populaire » jugée et condamnée à avoir la tête et les sourcils rasés. Sans défense et dans une profonde honte, la victime de cet acte abominable, qui rappelle une période odieuse de l’histoire, a subi la sentence sans broncher devant une assistance en délire.

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