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Les USA entrent dans le conflit avec des frappes de missiles sur la Libye

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« La plupart des premières frappes prévues sont sur la côte parce que c’est là que se trouvent les systèmes » de défense anti-aérienne, selon ce haut-responsable s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.

 

Ces frappes doivent se dérouler essentiellement aux abords de Tripoli et de Misrata (environ 200 km à l’est de Tripoli), selon lui.

Deux destroyers américains, le Stout et le Barry, ainsi que trois sous-marins, le Providence, le Florida, et le Scranton, se trouvent actuellement en Méditerranée à proximité de la Libye et sont équipés de missiles de croisière Tomahawk.

Ces premières frappes avaient été annoncées quelques minutes plus tôt par des médias américains, alors que de fortes explosions étaient entendues à l’est de Tripoli.

Les Etats-Unis sont « en première ligne des opérations militaires de la coalition », a soutenu ce haut responsable militaire. Mais interrogé sur la participation américaine aux opérations aériennes, il n’a pas précisé si elle comportait des chasseurs et des bombardiers.
« Nous fournissons les capacités (militaires, ndlr) uniques dont disposent les Etats-Unis », a-t-il affirmé: « capacités de contrôle et de commandement du champ de bataille, logistique -on est très bons pour ça-, missiles de croisière, guerre électronique » (brouillage des radars et communications ennemies).

Plus d’une vingtaine de navires français, canadiens, britanniques et italiens participent à l’opération militaire autorisée par la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU. Parmi eux se trouvent 11 navires américains.

L’opération américaine, baptisée « Odyssey Dawn » (« Aube d’une odyssée »), est menée par le commandement Afrique de l’armée américaine, basé à Stuttgart (Allemagne).
« Nous transmettrons le commandement à un commandant de la coalition dans les jours à venir », a précisé ce haut responsable.

L’objectif, tel que défini par l’ONU, est « d’abord de prévenir d’autres attaques par les forces loyales au régime contre des citoyens libyens et les groupes d’opposition, surtout autour de Benghazi », leur fief, a-t-il rappelé.
« Ensuite, nous voulons réduire la capacité du régime à s’opposer à la zone d’exclusion aérienne », a-t-il ajouté.

Tripoli dispose d’environ 31 sites anti-aériens et de radars consacrés à la surveillance et à la protection de la côte libyenne, où se concentre 80 à 85% de la population du pays, et d’un « grand nombre » de lance-missiles portables, selon le directeur national du renseignement James Clapper.

L’aviation libyenne, équipée de Mirage et de vieux MiG, ne peut compter que sur « 75 à 80 appareils », un tiers étant des avions de transport, un tiers des hélicoptères et le reste des chasseurs, avait-il expliqué la semaine passée lors d’une audition au Sénat.

Après avoir longtemps tergiversé sur l’opportunité de participer à de nouvelles opérations militaires dans le monde arabe après l’Irak et l’Afghanistan, le président Barack Obama a finalement décidé de soutenir la résolution de l’ONU autorisant le recours à la force.

Lors d’un sommet à Paris qui a réuni samedi pays arabes et européens avec le Canada et les Etats-Unis, la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton a insisté: « Nous n’avons pas pris la tête de ceci, nous ne sommes pas lancés dans une action unilatérale, en aucune manière ».

La France a engagé samedi une vingtaine d’avions militaires au-dessus de la Libye, prémices d’une opération militaire internationale plus vaste.

 

AFP_______________________

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