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Après avoir remporté les mairies des grandes villes touristiques comme Marrakech, Agadir, Fez, Tanger et Casablanca, les nouveaux élus, tous issus du parti islamiste du PJD ne parviennent toujours pas à rassurer les opérateurs de ce secteur qui craignent que leur idéologie et leur valeurs ne l’emporte sur les réalités socio-économiques
De fait, et de par l’expérience du gouvernement dirigé par cette même formation, ces craintes peuvent paraître infondées en raison du réalisme qui prévaut dans leur gestion des affaires du pays et des citoyens malgré quelques sorties médiatiques .
Ce ne sont pas tant les investissements dans ce secteur qui seraient menacés selon les opérateurs en raison de leur apport vital pour l’économie, mais certaines mesures symboliques qui pourraient toucher l’activité et dénaturer l’image du pays comme en Tunisie. La première contrainte redoutée touche à l’animation et aux festivals à l’égard desquels les dirigeants et idéologues du PJD ont toujours affiché leur vive hostilité. Il ne serait pas étonnant alors de voir les budgets accordés par les grandes villes touristiques revus à la baisse ou tout simplement supprimés pour être réorientés vers des projets sociaux. Le choc culturel qui en résulterait aurait des effets dévastateurs qu’il sera difficile de colmater. Ce n’est là qu’un exemple parmi tant d’autres et les opérateurs touristiques de ces villes dirigées par des maires et leurs bureaux à forte coloration islamiste se préparent à des parties très serrées pour la défense de leur activité.

Samir Larbi

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