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Il suffit de faire quelques pas dans certaines rues de Rabat où siègent des directions du ministère de l’intérieur pour comprendre le calvaire enduré par les riverains et les passants, condamnés à emprunter la chaussée au risque de leur vie.

Pour un ministère chargé de la sécurité des citoyens, ma pilule passe mal et la chose parait inconcevable en cette année 2017. Il n’est pas rare de trouver des trottoirs inutilisables dans toutes leur splendeur par de luxueuses voitures de service au pied d’immeubles loués au prix fort et qui ne disposent pas de parkings souterrains pour une administration aussi puissante que pléthorique en nombre de cadres et leurs véhicules de service portant les plaques « M rouge » comme le montre la photo prise sur un lieu situé non loin du siège du ministère et précisement à la rue de Tanger.

Ce quartier n’est pas le seul à vivre une telle anomalie puisque à l’Agdal, un quartier de la capitale connu pour abriter de nombreuses administrations ou leurs antennes, un spectacle désolant se présente aux yeux et aux pas des usagers de ces itinéraires bloqués par un alignement de voitures tous les jours ouvrables.

Aucune législation n’est en mesure de mettre fin des abus entrés dans la normalité dans l’esprit de décideurs payés par le contribuable pour lui faciliter la vie et la mobilité comme à tous les citoyens.

Par Jalil Nouri

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