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Le déclic est venu après les récents attentats de la semaine dernière en Espagne et l’heure est venue pour plusieurs pays européens d’appliquer de nouvelles lois visant à expulser vers leurs pays d’origine, toutes les personnes soupçonnées de s’être radicalisées ou d’avoir passé un séjour sur les champs de bataille en Syrie ou en Irak dans les camps de la nébuleuse terroriste « Daech ». Ainsi, la France vient de donner le ton des vagues à venir en renvoyant au Maroc, trois ressortissants marocains accusés de radicalisation et de préparation à un passage à l’acte à court ou moyen terme. Avec de vagues prétextes et dans un contexte favorable en raison de l’introduction de mesures expéditives par l’état d’urgence en vigueur dans plusieurs pays, il est désormais plus aisé de se débarrasser de la présence d’individus pouvant constituer un risque pour la sécurité dans ces pays. Il faut dire que la recrudescence d’actes terroristes menés ces derniers mois selon un nouveau mode opératoire qui consiste à foncer sur des foules ou des forces de l’ordre a poussé les gouvernements de pays européens à prendre les devants et à renvoyer les personnes à risques avec l’assentiment des pouvoirs publics marocains dans le cadre de la coopération anti-terroriste internationale. La cadence n’a fait que s’accélérer avec les attentats enregistrés en France et en Grande-Bretagne en premier, suivis par ceux d’Espagne et de Finlande plus récemment. La question qui s’impose aujourd’hui est de savoir si le Maroc est préparé à recevoir tous ces contingents et surtout qu’en fera-t-il?

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