L’Europe vit son « heure la plus difficile » depuis 1945, selon Merkel

L’Europe vit son « heure la plus difficile » depuis 1945, selon Merkel

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Devant un millier de délégués de son parti, l’Union chrétienne-démocrate (CDU), réunis à Leipzig (ex-RDA), Angela Merkel a prévenu d’emblée que l’Europe connaissait « l’une des heures les plus difficiles depuis la Seconde guerre mondiale et peut-être même la plus difficile ».
« L’heure est venue pour une percée vers une nouvelle Europe », a insisté la chancelière.

Dans ce discours largement consacré à l’Europe, accueilli sans applaudissements excessifs, elle a répété pour la énième fois: « si l’euro échoue, c’est l’Europe qui va échouer ».
« L’euro est bien plus qu’une monnaie, c’est le symbole d’un demi-siècle de paix, de liberté et de bien-être social », a souligné Mme Merkel, aux commandes depuis 2005 d’abord dans une « grande coalition » avec les sociaux-démocrates (SPD) puis, depuis 2009, avec le parti libéral (FDP).

Appelant à des réformes en Europe, comme elle le fait devant ses partenaires à chaque réunion des dirigeants européens, elle a souligné qu’elles ne devaient pas se traduire par « moins d’Europe mais au contraire par plus d’Europe ».

Entamer des réformes en Europe est le « défi » de la génération actuelle, selon elle.
« Nous faisons tous partie d’une politique intérieure européenne », a-t-elle souligné et si l’Allemagne est prête à « aider » les pays en difficulté, notamment la Grèce, elle attend d’eux qu’ils « fassent leurs devoirs » en assainissant leurs finances publiques.

La CDU entend également discuter durant ce congrès d’une pondération des voix au sein du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) au prorata de l’importance de l’économie des 17 pays de la zone euro.

Les conservateurs estiment en effet que le point de vue de l’Allemagne n’est pas assez entendu alors que sa contribution, notamment aux plans d’aide aux pays en difficulté, est la plus élevée.

Devant l’ampleur de cette crise où « des décisions inhabituelles » doivent être prises chaque jour, Angela Merkel a appelé au rassemblement de ses troupes. « Il est pour moi de prime importance d’être la dirigeante d’un parti qui dispose d’une vraie boussole qui nous dise comment trouver le bon chemin », a-t-elle conclu.

Angela Merkel, 57 ans, qui dirige le parti depuis onze ans, avait été réélue triomphalement l’an dernier pour deux ans. Elle a écarté ces dernières années tous ses rivaux potentiels.

La plupart des barons régionaux de la droite qui ne manquaient pas une occasion de la critiquer ont disparu, qu’ils aient jeté l’éponge ou aient été promu à des responsabilités européennes.

En perte de vitesse à mi-mandat, Angela Merkel semble sortir renforcée de la crise de la zone euro.
Malgré l’accumulation de gifles électorales dans des scrutins régionaux cette année, elle est parvenue à retrouver un peu de sa popularité avec cette crise durant laquelle elle est devenue « la bonne marraine de l’Europe », selon le quotidien le plus lu du pays, Bild.

La chancelière, dont le gouvernement est affaibli par la descente aux enfers électorale de son partenaire libéral, a également voulu se tourner vers l’avenir en appelant à la victoire lors de l’unique scrutin régional prévu en 2013, dans le Schleswig-Holstein. En marge du congrès, elle a laissé entendre qu’elle briguerait un troisième mandat lors des élections de 2013.

AFP________________

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