L’Exécutif face à de grands défis

L’Exécutif face à de grands défis

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Plusieurs dossiers chauds sont mis sur la table du gouvernement de Abdelilah Benkirane. II s’agit en premier lieu de la question épineuse de l’emploi. La problématique est complexe et nécessite la conjugaison des efforts de tous les acteurs pour pouvoir la cerner.

La lutte contre le chômage passe, selon le parti de la lampe -qui a promis de le diminuer de deux points-, par l’amélioration du niveau de l’investissement qui dépend de plusieurs variables, notamment la justice, la formation, les investissements, la fiscalité… Selon les spécialistes, la promotion de l’emploi est une résultante de plusieurs facteurs, dont l’encouragement de l’investissement et de la formation. Celle-ci doit s’adapter à l’évolution du marché international, selon Lahcen Daoudi qui est pressenti pour le poste du ministre de l’Enseignement supérieur.
La réforme de la Caisse de compensation est un autre chantier sur lequel devra s’atteler l’Exécutif. En 2011, la compensation a absorbé quelque 52 milliards de dirhams alors que les prévisions initiales tablaient sur 32 milliards de dirhams.

Le maintien de la Caisse de compensation dans son état actuel est incontournable, selon M. Daoudi, étant donné que le SMIG est établi en fonction d’un pouvoir d’achat. La solution passe par la fiscalité en amenant les riches à payer davantage d’impôts.
La question de la réforme des retraites est un autre sujet brûlant. Le règlement de ce dossier a piétiné pendant des années pour des raisons politiques et sociales. Les députés du PJD ont, à plusieurs reprises, accusé le gouvernement de manquer de courage politique pour mettre en œuvre la réforme du système qui souffre de grandes difficultés menaçant son équilibre. «Des pays, comme la France et l’Espagne, ont mis en place des réformes même s’ils n’ont pas un caractère populaire ; alors qu’au Maroc, la réforme des retraites et celle de la Caisse de compensation sont marginalisées», a signalé un parlementaire du PJD.
Le temps presse. A partir de cette année, les ressources de la caisse marocaine de retraite seront épuisées. Toute réforme doit toucher essentiellement trois points : l’augmentation du taux des cotisations, le relèvement de l’âge de retraite ou la révision de la procédure de calcul de la retraite. Ces trois mécanismes sont posés dans le cadre de scénarios arrêtés.

Outre les dossiers en suspens, la nouvelle équipe gouvernementale est appelée à négocier la paix sociale avec les partenaires sociaux. Abdelilah Benkirane a commencé ses tractations avec les centrales syndicales avant même la formation du gouvernement pour afficher clairement sa volonté de coordonner étroitement avec les partenaires sociaux et tenir, ainsi, en compte leurs doléances.
Le premier projet de Loi de finances sera déterminant. L’Exécutif aura-t-il les moyens de ses ambitions ?
Selon les experts du PJD, il faut travailler sur la compétitivité de l’économie marocaine. Un objectif qui passe par le développement, la diversification et l’amélioration de la qualité des exportations, la mise en place d’une politique proactive relative aux fluctuations des prix des produits énergétiques.
La rationalisation des dépenses s’impose ainsi que la mise en place d’une organisation efficiente, signale le chef du groupe parlementaire de la mouvance, Mohamed Moubdiaa : «Il faut maîtriser les dépenses et engager des mesures susceptibles de faire renaître la confiance auprès des citoyens».
Du côté de Lahcen Daoudi, tout devra passer par la lutte contre la corruption et la bonne gouvernance. C’est à la première condition, dit-il, pour que les réformes soient bien gérées.

Dossier des exportations
Le dossier des exportations figure parmi les chantiers mis sur la table du gouvernement de Abdelilah Benkirane. De grands efforts restent à déployer pour dynamiser davantage le secteur. Il s’agit de lutter contre les difficultés qui se dressent au niveau mondial comme l’impact des cours des matières premières sur la balance commerciale.
Il faut également s’ouvrir sur d’autres débouchés prometteurs. La compétitivité laisse à désirer. Les résultats de la stratégie Maroc export ne sont pas encore à la hauteur des aspirations même si le ministre sortant affiche son optimisme quant au bilan réalisé. Dans son programme, le Parti de la justice et du développement a promis, dans ce cadre, la diversification et l’amélioration de la qualité des exportations.

 

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