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Ceux qui ont la mémoire courte ne pourront pas prétendre que la mission du chanceux Hervé Renard à la tête de l’équipe nationale de football a été de tout repos. Chanceux certes mais travailleur infatigable et visionnaire déterminé dans ses choix au flair redoutable et à la riche expérience.

Avant d’avoir ramené le 11 national parmi les plus grandes équipes du monde et du continent africain au paravent, l’homme est passé par des jours sombres au point qu’il avait préparé ses valises à plusieurs reprises pour ne plus jamais y revenir au Maroc. Mais à chaque fois, il a trouvé un président de la fédération clairvoyant du nom de Faouzi Lakjâa pour le faire renoncer à mettre fin à son contrat de manière unilatérale. Ayant mal géré ses rapports avec une presse marocaine dubitative sur son projet footballistique et ses premiers résultats avec le 11 national, Hervé Renard a vite été cloué au pilori et voué aux gémonies avant de revoir sa stratégie et pas uniquement avec les médias. Car beaucoup de joueurs n’ont pas accepté ses premiers choix ni partagé ses méthodes, parfois brutales mais inoffensives et encore moins ses erreurs dans le choix de certains joueurs qui ne deviendront convaincants que bien plus tard.

Aujourd’hui et après le brillant parcours de l’équipe nationale, l’homme est adulé et a gagné toute l’estime des marocains, tous les marocains, du roi et d’un peuple qui ont attendu longtemps cette renaissance du football marocain.

Par Jalil Nouri

 

Actu-maroc.com

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