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Liban: le Premier ministre désigné Mikati a consulté les partis, le camp Hariri dans l’opposition

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L’homme d’affaires milliardaire a conclu deux jours d’entretiens avec les représentants des groupes parlementaires en indiquant, lors d’un bref point de presse, que le camp du Hezbollah et la coalition de M. Hariri lui avaient fait part de leurs demandes ou conditions.
« J’ai refusé de m’engager par écrit face à ces demandes et je ne le ferai pas », a dit M. Mikati. « C’est pourquoi ma position centriste est actuellement si importante ».

 

La coalition de M. Hariri, qui avait dit jusque-là qu’elle ne participerait pas au futur cabinet, a réclamé jeudi à M. Mikati un engagement clair en faveur du Tribunal spécial pour le Liban (TSL) chargé de juger les responsables de l’assassinat de l’ex-Premier ministre, Rafic Hariri, père de Saad.

Le puissant mouvement armé chiite Hezbollah a fait tomber le gouvernement Hariri à cause du TSL, avec lequel il exigeait que Beyrouth cesse toute coopération.

M. Mikati a indiqué qu’il allait prendre son temps avant d’annoncer la composition de son cabinet. « Il ne faut pas se précipiter pour former ce gouvernement » a-t-il estimé.
« Je suis arrivé à la conclusion que ce qui unit les Libanais est bien plus important que ce qui les divise », a ajouté le nouveau premier ministre, réitérant sa conviction que les différences devaient être résolues par le dialogue.

Un haut responsable proche de M. Mikati, qui a demandé à rester anonyme, a confié à l’AFP: « Il est désormais clair que » le camp de Saad Hariri « ne veut pas se joindre au nouveau gouvernement (…) Nous nous dirigeons maintenant vers un cabinet composé de technocrates et de politiciens ».
Najib Mikati devait dans l’après-midi s’entretenir avec plusieurs ambassadeurs, notamment ceux de France et d’Arabie Saoudite, avant d’être reçu samedi par le chef de l’Etat Michel Sleiman.
Les tractations vont ensuite se poursuivre pour composer le cabinet. La constitution libanaise n’impose aucun délai pour cela: la formation d’équipes gouvernementales a parfois pris au Liban des semaines, voire des mois, même si dans ce cas les éditorialistes estimaient vendredi que cela ne devrait pas être le cas.

Le quotidien Al-Akhbar écrivait ainsi vendredi: « le cabinet devrait être formé vers le milieu de la semaine prochaine », alors que le journal Al-Mustaqbal, propriété de la famille Hariri, titrait en Une: « Le gouvernement Hezbollah se met au travail ».

La désignation mardi de M. Mikati, proche de la Syrie et de l’Arabie Saoudite, est intervenue après la chute le 12 janvier du gouvernement Hariri, provoquée par la démission des ministres du camp du Hezbollah, hostile au tribunal de l’ONU chargé d’enquêter sur l’assassinat de Rafic Hariri.

Le puissant mouvement armé chiite Hezbollah, qui accuse le TSL d’être instrumentalisé par Israël et les Etats-Unis, s’attend à être mis en cause par le tribunal, et a tenté en vain de pousser Saad Hariri à le désavouer.

Des membres de la coalition de M. Hariri ont indiqué ces derniers jours que le maintien des liens entre le Liban et le tribunal international était une condition sine qua none d’une éventuelle participation au nouveau gouvernement.

Plusieurs pays occidentaux, notamment les Etats-Unis, ont publiquement exprimé leur inquiétude de voir l’équilibre du pouvoir au Liban pencher, à cause de l’influence désormais primordiale du Hezbollah, vers la Syrie et l’Iran.
AFP

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