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Un gouvernement libyen d’union nationale a été formé et sa composition a été soumise au parlement internationalement reconnu, a annoncé, hier, le Conseil présidentiel libyen, soutenu par l’ONU.

«Le gouvernement a été formé aujourd’hui et envoyé au parlement», a déclaré au cours d’une conférence de presse le porte-parole du Conseil présidentiel, Fathi al-Mejebri.

Les négociations pour la formation d’un gouvernement d’union nationale, souhaitée par la communauté internationale, se tiennent à Skhirat, au Maroc.

Le Conseil présidentiel est composé de neuf membres de factions rivales libyennes et dirigé par Fayez al-Sarraj, un homme d’affaires appelé à devenir le premier ministre selon un accord conclu sous l’égide de l’ONU.

Après avoir annoncé la formation du gouvernement, le porte-parole a déclaré: «Nous espérons que cela sera le début de la fin du conflit en Libye».

Cependant, deux membres du Conseil ont refusé de signer le document annonçant la formation du nouveau gouvernement, a affirmé à l’AFP l’un de ces deux membres, sous le couvert de l’anonymat.

«Nous n’avons pas signé, car nous ne sommes pas d’accord sur le gouvernement. La façon dont les ministres ont été nommés n’est pas transparente du tout», a-t-il déclaré.

Le parlement reconnu internationalement siège à Tobrouk, dans l’est de la Libye. Un autre parlement, non reconnu, siège à Tripoli, la capitale libyenne.

Le parlement de Tobrouk tiendra, aujourd’hui ou demain, une session pour accorder ou non sa confiance au gouvernement d’union nationale, a déclaré un membre de ce parlement sous le couvert de l’anonymat.

Selon une lettre du Conseil présidentiel annonçant la formation du nouveau gouvernement, ce gouvernement compte 18 membres dont cinq ministres d’Etat.

Le Conseil présidentiel réuni à Skhirat avait déjà proposé un premier gouvernement d’union nationale qui comptait 32 membres. Mais celui-ci avait été rejeté le 25 janvier par le parlement de Tobrouk parce que le nombre de ses membres avait été jugé trop élevé.

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