Licenciée pour retards de train, elle assigne la SNCF en justice.

Licenciée pour retards de train, elle assigne la SNCF en justice.

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Une jeune femme de 24 ans a assigné la SNCF en justice, affirmant avoir perdu son emploi fin juillet à Lyon à cause des retards répétés de son train. « Il y avait un CDI à l’issue d’une période d’essai d’un mois renouvelable une fois, qui a été rompue à cause des retards liés aux perturbations récurrentes sur la ligne reliant Lyon à Ambérieu (Ain), où habite ma cliente », a déclaré à l’AFP le conseil de la jeune femme, Me David Metaxas.

« S’il n’y avait pas eu ces retards, elle aurait gardé son travail », a ajouté l’avocat, qui a assigné la SNCF pour « défaillance contractuelle » et « non-respect de l’obligation de ponctualité » devant le tribunal de grande instance de Paris.
Fraîchement diplômée, la jeune femme avait été embauchée en juin comme assistante juridique dans un cabinet d’avocats lyonnais. « Pas moins de six retards » de train, allant de 10 minutes à 1 heure 15, l’ont pénalisée pendant sa période d’essai, précise Me Metaxas, dans une assignation dont l’AFP a obtenue copie et qui devait être envoyée jeudi à Paris.
« La persistance de ces retards y compris pendant la période de renouvellement de votre période d’essai me contraint donc à prendre cette décision », écrit notamment l’employeur de la jeune femme dans sa lettre de notification de rupture de période d’essai. Demandant 45 000 euros de dommages et intérêts, Me Metaxas estime que sa cliente a subi « un préjudice moral et financier à la suite de cette perte d’emploi ».

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