Liens étroits entre Tchèques et Slovaques, 20 ans après un divorce à...

Liens étroits entre Tchèques et Slovaques, 20 ans après un divorce à l’amiable

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Vingt ans jour pour jour après la division pacifique de la Tchécoslovaquie en deux Etats indépendants, les Premiers ministres de la République tchèque et de la Slovaquie se sont rencontrés lors d’un débat télévisé sur le bilan de la séparation. Celui-ci leur semble positif : le divorce à l’amiable a permis un bon développement des deux pays au sein de l’Union européenne. En même temps, ils ont réussi à garder des liens mutuels très proches.

Selon un récent sondage, les Tchèques et les Slovaques sont très divisés sur la disparition de leur ancienne fédération : ils l’apprécient ou la condamnent pratiquement à parts égales. Quant aux chefs des deux gouvernements, ils jugent la décision d’il y a vingt ans « correcte » et « inévitable ».

Le Premier ministre slovaque Robert Fico n’a qu’un seul regret : qu’un Etat de quinze millions d’habitants aurait plus de poids que deux pays qui en comptent respectivement dix et cinq millions. Mais son homologue tchèque Petr Necas souligne que, grâce à la zone Schengen, la coopération se passe comme si les deux pays n’en formaient qu’un.

Cependant, la République tchèque et la Slovaquie sont devenues en vingt ans deux Etats vraiment distincts. Les Slovaques ont adopté l’euro et annoncent une croissance annuelle de presque trois pour cent. Les Tchèques ont gardé leur monnaie nationale et sont entrés en récession, mais affichent un taux de chômage deux fois moins élevé que celui de leurs voisins.

Ils reconnaissent quand même un point commun : leurs économies dépendent directement de ce qui se passe en Europe, et notamment en Allemagne et en France.

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