L’IMPACT ECONOMIQUE DES MANIFESTATIONS

L’IMPACT ECONOMIQUE DES MANIFESTATIONS

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Il en va ainsi du tourisme, qui enregistrera des baisses substantielles  au niveau des arrivées et des nuitées et cela  dès la fin du mois de janvier qui avait connu une augmentation respectivement de 15% et 19% par rapport au même mois de l’année écoulée. Un phénomène inverse de ce qui était prévu par les professionnels qui  misaient sur les défections enregistrées en Tunisie et en Egypte au profit du marché national. Tel ne fût pas le cas et la courbe descendante des  réservations  continue  de s’accentuer ce mois-ci, particulièrement pour le tourisme d’inventives et de congrès qui a vu le taux d’annulation monter à 30% des événements attendus et la reprise n’est pas prévue avant le second semestre de l’année.

 

Au niveau de la bourse, c’est un début de mouvement de panique qui a été enregistré au lendemain de la première marche, le 21 février, quand l’indice boursier a perdu 3% , un mouvement passager  et sans grande incidence sur le marché du fait que les étrangers disposent de moins de 1% de la capitalisation boursière, mis à part les participations stratégiques. Reste que la place boursière continue d’observer un certain attentisme bien  qu’elle soit peu exposée au marché mondial.

En ce qui concerne les investissements, le début de l’année 2011 reste marqué par le tassement des investissements étrangers au profit des nationaux alors que l’on mise  sur une baisse sensible des premiers pour tout le reste de l’année. C’est ce qui explique en partie le déplacement  à Paris d’une forte délégation ministérielle et d’hommes d’affaires pour une rencontre avec  le patronat  et le gouvernement français afin de les éclairer sur le climat des affaires  et les opportunités que présente le Maroc , surtout qu’il s’apprête à connaitre des réformes en profondeur.  Il en vain ainsi de l’agence de  développement des investissements engagée dans une vaste tournée  afin d’attirer d’éventuels  investisseurs étrangers afin d’inverser la tendance.

Toujours bien noté par les agences de rating, le Maroc se maintient dans une position confortable en comparaison avec les autres pays de la région, en dépit du fait qu’il doit faire face  à des  dépenses  exceptionnelles importantes. Ainsi et pour maintenir la paix sociale en cette période trouble, le gouvernement a du débourser un complément  de 15 milliards de dirhams pour alimenter la caisse de compensation et faire face à l’envolée des prix des produits de première nécessité, geste d’apaisement auquel il faut ajouter le recrutement de près de 4000 diplômés chômeurs  dans la fonction publique.

Pour sa part, le déficit budgétaire qui  devait être de l’ordre de 4% tel que prévu par la loi de finances  sera certainement appelé à se creuser davantage.

Pour avoir su gérer ce début d’agitation populaire, le Maroc, n’en a pas pâti jusqu’à présent au niveau économique, d’autant plus que sur le front social les manifestations  n’ont pas eu d’incidences  notoires à l’heure où aucun mouvement important de grèves  n’a été enregistré.

Jalil Nouri pour actu-maroc.com __________

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