L’INDH, un choix royal porteur d’une vision éclairée pour répondre aux défis...

L’INDH, un choix royal porteur d’une vision éclairée pour répondre aux défis du développement humain durable

264
0
PARTAGER

 

- Par El Hassaniya Aqqad -

En tant que chantier stratégique tendant à concrétiser les aspirations de la nouvelle ère, cette initiative novatrice refuse la fatalité de la pauvreté et l’exclusion et se veut une réponse adéquate pour relever le défi du développement humain durable et harmonieux.

D’année en année, les projets portés par l’INDH continuent de porter leurs fruits allant de la lutte contre l’analphabétisme à l’alimentation en eau potable en passant par le socio-culturel, l’infrastructure, la santé, l’éducation, l’agriculture, l’artisanat, le sport.

S’inscrivant dans la durée, ce choix royal, qui compte à son actif d’importantes réalisations, affiche un bilan hautement positif venant ainsi enrichir les acquis et les réalisations engrangés depuis l’intronisation de SM le Roi Mohammed VI.

+L’INDH : des chiffres éloquents qui témoignent de la perspicacité d’un programme titanesque+

Au regard des résultats probants et palpables des actions et projets mis en oeuvre après six années de travail sans relâche, des pas de géant ont été franchis depuis le lancement de la première phase de l’INDH.

Lancée en 2005, cette première étape de l’INDH, qui a ciblé la lutte contre la pauvreté, la précarité et l’exclusion compte à son actif 22.000 projets réalisés et la création de 37.000 activités génératrices de revenu (AGR) qui ont bénéficié à 5,2 millions de personnes.

La première phase a également généré plus de 40.000 emplois et aidé à la redynamisation du tissu associatif avec la création de plus de 3.800 associations.

Véritable chantier de règne, ouvert et permanent, ce projet d’envergure nationale, qui s’inscrit dans le cadre d’un programme plus large de réformes sociales engagées depuis l’accession au Trône de SM le Roi, continue sur sa lancée avec le lancement de la seconde phase 2011-2015, d’un coût total de dix-sept (17) milliards de DH contre 10 milliards pour la première phase (2005-2010).

« L’Initiative nationale pour le développement humain n’est ni un projet ponctuel, ni un programme conjoncturel de circonstance. C’est un chantier de règne, ouvert en permanence », avait affirmé SM le Roi dans son discours du 18 mai 2005.

Les objectifs de cette deuxième phase consistent notamment en le renforcement de l’ancrage de la philosophie de l’Initiative et l’adoption d’un ambitieux programme dédié à la mise à niveau territoriale au profit des populations des zones enclavées.

Cette deuxième phase comprend cinq programmes, dont quatre reconduits de la phase 2006-2010, et un nouveau programme destiné aux populations des zones enclavées.

Pour cette étape, l’INDH revoit ses objectifs à la hausse. Le programme de lutte contre la pauvreté en milieu rural s’élargit ainsi à 701 communes rurales au lieu de 403 pour la phase 2005-2010.

Quelque 530 quartiers urbains défavorisés relevant des villes et centres urbains, dont la population dépasse 20.000 habitants, ont été ciblés dans le cadre du programme de lutte contre l’exclusion sociale.

Ce programme avait concerné, dans sa 1-ère phase, 264 quartiers relevant des villes dépassant les 100.000 habitants.

Grande nouveauté de cette phase, ce programme ambitionne d’améliorer les conditions de vie des populations de certaines zones montagneuses ou enclavées et de réduire les disparités en matière d’accès aux infrastructures de base, d’équipements et de services de proximité (pistes rurales, santé, éducation, électrification, eau potable).

Il devra profiter directement à 1 million de bénéficiaires habitant 3.300 douars relevant de 22 provinces.

Redonner aux citoyens la confiance en soi, rétablir leur dignité et leur donner les moyens et les capacités pour se prendre en charge et sortir du cercle vicieux de la pauvreté, figurent aussi parmi les objectifs immédiats de cette Initiative.

+ L’INDH, une approche de consécration des droits humains +

L’INDH n’est pas seulement une philosophie de participation, de synergie et de partenariat, elle se veut un nouveau projet de société qui place l’Homme au coeur des priorités et des politiques publiques nationales et au centre des enjeux de la démocratie et du développement. »Nous nous devons de prendre le ferme engagement d’oeuvrer sans relâche

en vue d’arracher les catégories et les régions défavorisées à l’emprise de la pauvreté, de l’exclusion et du sous développement, de leur permettre de prendre en charge leur propre essor et de réaliser le développement humain durable qui constitue le véritable combat du Maroc d’aujourd’hui et de demain », avait souligné le Souverain dans son discours du 18 mai 2005.

Ce projet, qui fait du développement humain et de la résorption des inégalités sociales une priorité, mise sur cinq valeurs : la dignité, la confiance, la participation, la pérennité et la bonne gouvernance.

« Quelles que soient l’importance des acquis engrangés et l’ampleur de l’ambition qui Nous anime de mener à bon port le processus de réformes et les chantiers prometteurs mis en route à cet effet, nous devons, avec courage et en toute responsabilité, nous rendre à l’évidence et reconnaître que la citoyenneté authentique restera incomplète et de pure forme, fragile et parcellaire, tant qu’elle n’aura pas été étayée par un contenu économique et

social, consolidée par une charge culturelle et protégée par la morale et l’éthique. Voilà pourquoi Nous avons lancé l’Initiative nationale pour le développement humain, qui se distingue par sa profondeur stratégique, sa portée régionale intégrée et sa vocation comme ferment de solidarité, vouée à la lutte contre le déficit social et les disparités territoriales », avait affirmé le Souverain dans son discours du 30 juillet 2005 à l’occasion de la fête du Trône.

L’INDH permet ainsi d’instaurer une dynamique en faveur du développement humain, ayant pour valeurs le respect de la dignité de l’Homme, la protection et la promotion des droits de la femme et de l’enfant, l’ancrage de la confiance des citoyens en l’avenir et l’implication de tous les citoyens dans le circuit économique.

+Une initiative qui recueille une large adhésion de la communauté internationale+

Modèle de développement cité, en exemple par plusieurs instances internationales et pays, l’INDH a le mérite d’expérience digne d’être suivie par nombre de pays pour sortir du cercle vicieux de la pauvreté et enclencher développement humain durable.

Réponse idoine pour résoudre les problèmes de précarité et de marginalisation, l’INDH « peut servir de modèle » pour nombre de pays africains membres de l’ONU qui cherchent à réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), avait affirmé, en octobre dernier le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.

Le Maroc est ainsi en bonne position pour réaliser les Objectifs du Millénaire pour le Développement eu égard au « progrès accompli en termes de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, l’amélioration du pouvoir d’achat des citoyens et la réduction de la mortalité infantile et maternelle », avait souligné Ban Ki Moon qui était l’invité de l’émission « Invité spécial » de la chaîne de télévision 2M.

Les acquis de l’INDH ont de même été salués, en novembre 2010, par le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale (BM) et d’autres partenaires institutionnels, à l’occasion du forum international sur le développement humain qui s’est tenu à Agadir.

Pour le directeur régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la Méditerranée orientale, Hussein Abdel-Razzak Al Gezairy, il s’agit d' »une initiative importante qui a mis l’Homme au centre des préoccupations » et qui a permis à la population d’engager une réflexion non seulement sur la pauvreté mais de contribuer également à la conception d’une vision globale sur l’Homme.

L’INDH est saluée comme une initiative « très innovatrice » que le PNUD est en train de partager avec d’autres pays non seulement du Maghreb ou de l’Afrique, mais aussi du continent européen, avait déclaré, de son côté, M. Giovanni Camilleri, Coordinateur international du Programme ART-PNUD, en marge de la Conférence Internationale « Capacité Développement » tenue en mars 2010 à Marrakech.

Plus qu’un partenariat, une participation à la définition des politiques et une allocation de ressources, l’INDH est une « appropriation du développement et une garantie de pérennisation », avait affirmé Kemal Dervis, Administrateur du Programme des Nations-unies pour le développement (PNUD).

Lors de la première conférence africaine sur le développement humain (avril 2007 à Rabat), M. Dervis avait qualifié l’Initiative marocaine d’expérience intéressante, significative et porteuse de résultats importants, qui mérite d’être étudiée en profondeur.

Un mois après le lancement de l’INDH, l’ambassadeur de France au Maroc de l’époque avait affirmé que « ce chantier national promeut une approche intégrée qui fait appel à tous les leviers de l’action sociale : action en faveur des quartiers urbains et des communes rurales les plus pauvres, élargissement de l’accès des populations les plus démunies aux services sociaux de base (santé, éducation, habitat, eau et électricité, aide aux personnes en situation de grande vulnérabilité, promotion des activités génératrices de revenus stables, et lutte contre le secteur informel ».

La coopération française adhère pleinement aux objectifs de l’INDH qui recoupent en effet largement les priorités du partenariat franco-marocain, avait ajouté le diplomate français.

L’INDH a, en outre, reçu l’appui de plusieurs autres organisations internationales spécialisées dans la lutte contre la pauvreté, comme la Banque mondiale, le Millenium Challenge Corporation, l’Agence de la coopération internationale japonaise (JICA), l’Union européenne et le Fonds Arabe de Développement Economique et Social, qui y voient un programme de développement communautaire participatif visant la lutte contre la pauvreté et la promotion de la bonne gouvernance essentiellement au niveau local.

De fait, ce chantier novateur s’appuie sur une démarche participative et multisectorielle dans la lutte contre la pauvreté en associant les personnes en difficulté afin de les aider à développer leur potentiel, à s’impliquer dans le façonnement de leur devenir et favoriser leur épanouissement et leur mieux- être en vue d’une meilleure insertion dans leur milieu local et la société.

 

map______________

Faites vos achats en quelques clics sur www.economat.ma , le 1er supermarché en ligne à Rabat

 

www.actu-maroc.com

actumaroc@yahoo.fr

Commentaires