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La tension est vite remontée d’un cran dans la région du Rif où sévit une vague de manifestations sociales et les jours à venir risquent de connaître une poussée de fièvre après une brève phase d’accalmie. A l’origine de ce durcissement à hauts risques l’interdiction par la préfecture de la ville d’Al Hoceima, chef-lieu de la région, d’une grande manifestation prévue pour ce jeudi 20 juillet; en raison précise un communiqué de cette dernière, de l’absence d’une assise juridique des organisateurs de cette manifestation qui devait réunir des milliers de personnes pour demander , en plus des revendications purement sociales, la libération de tous les détenus, au nombre de 177, arrêtés ces dernières semaines pour différents motifs. Certaines voix assurent pourtant  que la marche sera maintenue coûte que coûte à l’heure et à l’endroit prévus par les organisateurs et appellent les commerçants de la ville à baisser les rideaux des commerces durant toute la journée du jeudi pour faire d’Al Hoceima, une ville morte.A l’étranger, les appels d’associations et de défense des droits de l’homme qui soutiennent cette contestation appelée « Hirak » ,pour que les organisateurs maintiennent le mot d’ordre et passer outre l’interdiction décrétée par la préfecture.Une vraie partie de bras de fer en perspective à Al Hoceima..

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