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Une décision prévisible que celle que vient de prendre le ministère de l’intérieur interdisant tout sondage d’opinion à partir du quinzième jour avant le scrutin du 7 octobre prochain jusqu’au jour de sa tenue.

Le département s’est basé sur une loi existante pour mettre en garde toute partie contre la publication de ce type d’enquête auprès du public pour donner des tendances sur les choix des votants, ce qui, selon, le ministère précité, influerait sur les intentions de vote et peut aller jusqu’à fausser les résultats en raison des questions orientées posées par les sondeurs qui se trouvent être généralement les médias.

Le département de l’intérieur veut ainsi couper à tous les supports l’herbe sous les pieds alors que bon nombre d’entre eux se sont déjà lancés dans la course à ce type de sondages quasi quotidiens, surtout sur les sites de presse électroniques. La sanction prévue par la loi en cas de non respect de cette interdiction peut aller de un mois à un an de prison et une amende allant de 50 000 dirhams à 100 000 pour les contrevenants. Certains médias critiquent d’ores et déjà cette mesure pour estimer qu’elle est illégale et anti-démocratique. Un test plus précis est plus que jamais indispensable.

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