LOI DE FINANCES 2012 : LE CASSE-TÊTE

LOI DE FINANCES 2012 : LE CASSE-TÊTE

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L’actuel ministre des finances, Salaheddine Mezouar devant livrer copie de cette loi de finances au parlement avant le 20 Octobre, comme le stipule la constitution, afin d’entamer des discussions autour de ses dispositions avant de le soumettre à la seconde chambre. Mais l’avènement d’une nouvelle majorité et d’un nouveau gouvernement au lendemain du 25 novembre, date à laquelle le projet de loi de finances sera encore en débat dans les deux chambres, fera que ce nouveau gouvernement aura à le défendre alors qu’il n’en est pas l’auteur, d’autant plus que le texte risque de le voir hériter de mesures impopulaires qui plomberaient son action dès sa prise de fonction. D’autant plus qu’il aura à travailler sur des dossiers sensibles comme l’avenir de la caisse de compensation, l’intégration de milliers de diplômés chômeurs dans la fonction publique, la convergence sectorielle, la réforme de la fiscalité, la lutte contre l’informel et la création d’entreprises. Reste également à savoir à la lumière de la manière incertaine avec laquelle se présente l’avenir si cette loi de finances sera adoptée dans les délais impartis, à savoir avant le 31 décembre courant. Si tel n’est pas le cas, le nouveau gouvernement pourra, comme le stipule la constitution, débloquer par décret les crédits nécessaires à la bonne marche des affaires de l’état en fonction des dispositions budgétaires soumises à l’approbation des deux chambres. Inutile de souligner que cet exercice contraignant jusqu’à l’adoption définitive de la loi de finances n’est pas de bon augure pour un gouvernement qui fait ses premiers pas.

La dernière particularité de cette situation inédite réside dans la situation inconfortable dans laquelle sera placée l’actuel ministre des finances qui, au cas où il se présentera aux élections, ce qui est presque acquis, trouvera toutes les difficultés du monde à défendre en même temps sa loi de finances et assouvir ses ambitions électorales par sa présence sur le terrain. Et que dire enfin de l’assiduité des députés lors des débats sur cette loi de finances 2012 alors qu’ils n’auront à cœur que leur réélection.  

Autant dire que l’adoption de celle-ci restera inscrite dans les annales de notre vie politique par sa singularité et les effets de crise durable qu’elle risque de faire peser sur l’avenir du prochain gouvernement.

 

Jalil Nouri pour actu-maroc ______________

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