Loi de Finances: les parlementaires débattent des dysfonctionnements

Loi de Finances: les parlementaires débattent des dysfonctionnements

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La Chambre des représentants s’est focalisée sur la gestion des finances publiques ainsi que sur l’approche adoptée dans le cadre de la réforme de la Caisse de compensation et du régime de retraite.A ce sujet, la présidente du groupe Authenticité et Modernité (PAM), Milouda Hazib a souligné que la rapport de la Cour des comptes a éclairé sur la réalité de la gestion publique, ses contraintes et ses dysfonctionnements, pointant du doigt le mode de gestion des finances de l’Etat, des établissements publics et semi-publics.

Elle a, d’autre part, indiqué que les caisses de retraite sont entachées de « dysfonctionnements structurels » nécessitant la conjugaison des efforts de toutes les parties et l’ouverture d’un dialogue et de concertations qui « font actuellement défaut ».Selon elle, la réforme de la Caisse de compensation a fait l’objet de mesures sélectives dans le but de réduire le déficit, sans, toutefois, tenir compte de ses répercussions négatives sur le pouvoir d’achat des citoyens. »Grands dysfonctionnements »Après avoir souligné l’importance du rapport de la Cour des comptes qui constitue une référence importante dans le cadre de la collecte des données et l’identification des dysfonctionnements, M. Khlifi Kdadra, du groupe constitutionnel a, de son côté, souligné la nécessité, dans le cadre de la réforme de la Caisse de compensation, de réviser le régime des salaires et de favoriser les conditions objectives pour imposer les prix internationaux sur le marché marocain. Pour sa part, Adil Benhamza, du groupe istiqlalien pour l’unité et l’égalitarisme, a mis en avant l’inconséquence des conjectures ayant présidé à l’élaboration des projets de lois de finances notamment dans leur volet relatif au taux de croissance.S’agissant de la Caisse de compensation, il a relevé « les grands dysfonctionnements ayant marqué le travail de cet établissement », dans le cadre notamment de la gestion des ressources, l’absences de mesures en faveur de l’utilisation des énergies renouvelables et de la réduction des charges.

Concernant le régime de retraite, M. Benhamza a indiqué que le rapport a dévoilé la complexité de la situation des régimes de retraite dont les dettes non couvertes jusqu’à fin 2011 ont atteint 813 milliards de DH.M. Adil Kaychouhi du groupe Haraki a, quant à lui, abordé les observations émises par la Cour des comptes relatives à la mise en œuvre des lois de finances, tels la lenteur dans le cadre de la mise en œuvre du budget d’investissement, le retard de la remise à la Cour des comptes des documents nécessaires à l’élaboration des lois applicables à la liquidation et la hausse continue des montants transférés du budget de l’Etat aux établissements publics.Il a également évoqué le coût de la compensation qui représente une grande problématique pour l’équilibre des finances publiques et qui est de nature à aggraver le déficit.

« Danger »M. Mohamed Touimi, du groupe du Rassemblement national des indépendants a affirmé que la conjoncture actuelle requiert une maîtrise des finances publiques, soulignant que l’Etat doit exercer son contrôle sur les entreprises et les établissements.Les régimes de retraites constituent « un danger » pour les finances publiques, a-t-il estimé, préconisant d’entreprendre une réforme structurelle préservant le pouvoir d’achat des retraités.M. Abdellah Bouano, du groupe de la justice et du développement a, de son côté, mis l’accent sur le déficit du budget de l’Etat, appelant à la conjugaison des efforts pour réduire les dépenses publiques.M. Rachid Roukbane du groupe du progrès démocratique a affirmé que l’absence de l’efficience économique et de l’équité sociale caractérisant le système de compensation ne doit pas conduire à la suppression de la Caisse de compensation ou à l’abandon par l’Etat de sa responsabilité dans la préservation du pouvoir d’achat des citoyens, notamment ceux en situation précaire.Il a affirmé que son parti n’approuve pas la hausse de la subvention globale ou la libéralisation totale des prix, soulignant que l’Etat doit continuer à subventionner certains produits et à affecter des crédits à cet effet dans le cadre de la loi de finances, tout en tenant compte de la hausse des prix à l’international et de l’impératif de la maîtrise du taux d’inflation et la préservation du pouvoir d’achat des citoyens.

 

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