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Bien qu’il n’ait plus aucun lien avec la scène politique; l’actuel
conseiller royal continue d’alimenter les fantasmes et certitudes de
certains leaders de partis politiques. Plusieurs d’entre eux et bien
avant l’échéance des communales et régionales du 4 septembre prochains
parlent déjà de trucages et de tripatouillages du scrutin en y voyant
la main du fondateur du parti du PAM qu’ils créditent de la prise de
contrôle de la majorité des grandes villes du pays; ce qui reste à
prouver.

L’effacement du parti de l’Istiqlal et le recul de celui de l’USFP
laissent prévoir la perspective d’un duel haletant lors du scrutin
entre les islamistes du PJD et leur rival du PAM; ce qui donne par
avance à cette confrontation encore plus de piment en raison d’un
lourd passif entre les deux formations qui se vouent une haine non
dissimulée.

Le fait que le conseiller royal soit suspecté de tirer les
ficelles derrière le rideau et d’intervenir à distance pour orienter
la stratégie électorale du parti qu’il a fondé n’est donc pas une
surprise et un récent incident vient de le montrer. Le gouverneur de
sa ville natale Ben Guerir a été accusé récemment par les islamistes
d’être intervenu en faveur de ce parti pour les élections des chambres
professionnelles en encourageant une candidate à changer de camp au
détriment du parti du premier ministre; le PJD. Ce dernier a sauté sur
l’occasion pour prendre l’opinion publique à témoin avec un
argumentaire qui pourrait être utilisé pour justifier une éventuelle
défaite des islamistes aux élections.

Les suspicions ont la peau dure et ces communales et régionales; les premières
depuis la nouvelle constitution; risquent bien de faire croire que la main
du conseiller royal sera derrière les résultats; quelque soit l’issue du scrutin.

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