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Curieuse situation que celle dans laquelle se trouve l’OMPIC, l’Office marocain de la Protection Industrielle, passage obligé pour toute création d’entreprise et dont la fonction première est de les enregistrer et surtout protéger leur raison sociale après leur création.
Cette mission de protection contre les usurpations des noms d’enseigne ne semble exister que sur le papier puisqu’on ne compte plus les cas de piratage en bonne et due forme qui créent des complications administratives et commerciales pour tous ceux et ils sont nombreux, victimes de telles pratiques que la loi réprouve et sanctionne sans pitié.
Pourtant l’OMPIC fait comme si de rien n’était et enregistre à tour de bras les noms des nouvelles entreprises sans vérifier au préalable que l’intitulé n’existe pas déjà pour éviter à ses utilisateurs tout doublon quand il ne s’agit pas de 3  utilisateurs.
Ce cas s’est vérifié malheureusement avec la célèbre enseigne de Rabat « Lenoble Traiteur » reprise sans vergogne par le propriétaire d’un café-glacier de Casablanca situé près du marché du Mâarif et d’un chocolatier de Kénitra alors que l’inventeur de l’enseigne originel avait procédé à la réservation du terme « Lenoble » non seulement pour l’activité de traiteur mais également pour celles annexes comme les cafés, les chocolatiers ; les pâtissiers et d’autres domaines en rapport avec le métier de traiteur. Toutes ces précautions se sont avérées inutiles puisque l’Ompic a accordé ces enregistrements qui nuisent aux intérêts de l’entreprise victime de l’usurpation dont les auteurs profitent largement de la renommée du premier construite après des années d’exercice, de communication et des dépenses considérables pour asseoir la notoriété de son entité.
Après ce déni de propriété et cette attitude irresponsable, il est bien normale que la partie lésée s’en remette à la justice.

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