L’ourika, Une dynamique soutenue pour davantage d’attractivité touristique

L’ourika, Une dynamique soutenue pour davantage d’attractivité touristique

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-Par : Samir Lotfy-

Gagnant en notoriété au fil des années, en tant qu’espace de villégiature et de ressourcement aux portes de Marrakech, l’Ourika vit, depuis des années, aux rythmes de nombres de projets structurants destinés en premier lieu, à renforcer l’attractivité de ce joyau naturel et à assurer son développement socio- économique durable.

La mobilisation des autorités provinciales, des élus locaux ainsi que des acteurs de la société civile locale pour insuffler une nouvelle dynamique à cette région n’est autre que la traduction sur le terrain d’une approche participative intégrée, qui prône les principes de proximité, de dialogue et de concertation entre les différents acteurs concernés.

Renforcer l’attractivité du site, une préoccupation quotidienne .

Les conditions climatiques peu clémentes, notamment dans les zones montagneuses, conjuguées à la nature accidentée de la grande majorité des terrains n’ont jamais été une entrave devant les efforts de développement déployés à l’échelle locale, a confié à la MAP, M. Mohamed Belaoued, secrétaire général du Conseil provincial du tourisme à Al Haouz,

Et de rappeler que si cette zone a été dévastée, en août 1995, par des crues et inondations les plus lourdes de toute l’histoire de cette région, une batterie d’actions a été menée, depuis cette date pour remédier à cette situation : opérations de reboisements et de renforcement du tissu forestier, désenclavement des douars à travers la construction de pistes et de routes rurales, la promotion du tourisme rural et de montagne (construction de gites, d’unités d’accueil et de circuits en montagnes), raccordement aux réseaux électrique et hydrique nationaux, et l’équipement du bassin versant de l’Ourika, d’un système d’alerte en cas d’averses dangereuses.

Parallèlement, un grand effort de sensibilisation de la population locale quant à l’importance de contribuer à la promotion du tourisme rural, celui de montagne ou encore le tourisme écologique et de s’initier aux métiers annexes, a été déployé par certaines associations locales, a fait savoir M. Belaoued, estimant que les conditions de vie et de travail des autochtones se sont largement améliorées grâce au développement du tourisme.

Emergence de nombre de projets pour le bonheur des visiteurs .

 » Un nombre important de gîtes d’étapes ont été crées même dans les zones les plus reculées, outre des restaurants, des auberges et des maisons d’hôtes, et c’est toute une économie locale qui s’est installée autour du tourisme, avec la promotion de divers autres métiers, tel que l’artisanat local », a dit M. Belaoued, faisant remarquer que certains investisseurs étrangers ont même choisi de monter leurs commerces et affaires dans la région, tout en vendant, via Internet, leurs prestations de service.

Sur les abords de la route reliant Marrakech à l’Ourika, ce sont des centaines d’ateliers ainsi que de show-rooms dédiés essentiellement à l’artisanat, qui ont vu le jour constituant ainsi « un véritable prolongement tout aussi naturel que novateur « des différents souks traditionnels de la cité ocre », a-t-il estimé.

Il a, d’autre part, salué les efforts de l’ensemble des intervenants y compris les guides de montagne qui ont excellé dans la conception et la diversification de circuits touristiques, à même de répondre parfaitement aux attentes de leurs clients.

Des marchands ambulants ont su également tirer profit de cette dynamique que connaît la zone, puisque aux abords de la route serpentant les montagnes du Haut Atlas à destination des villages d’Aghbalou et de Sti Fadma, chaque visiteur se trouve devant une multitude d’objets d’artisanat proposés à la vente (poterie, tapis, bijoux, produits du terroir etc.).

Au Souk hebdomadaire  » T’nine Ourika « , véritable moteur de l’économie locale et coin de négoces et de ravitaillement pour les habitants de la région et certains visiteurs avertis, en quête de prix raisonnables et de produits du terroir frais, ce sont entre 200 à 2.000 personnes qui s’y donnent rendez-vous chaque semaine et ce, en fonction des saisons, après avoir parcouru de longues distances.

Grande agglomération de toiles dressées pour quelques heures selon une organisation et une répartition bien déterminées, ce marché mobile qui dispose d’allées, de lieux de commerce et de restauration, est un lieu privilégié des touristes, notamment ceux emportés par le désir de se frotter aux traditions et pratiques ancestrales des autochtones.

Engouement croissant des nationaux pour la vallée.

Véritable composante de l’arrière pays de la cité ocre, la vallée verdoyante de l’ourika a réussi à devenir une étape importante dans les circuits touristiques proposés depuis Marrakech et ce, grâce à la fois à sa portée historique, ses origines authentiques, à sa diversité naturelle, mais aussi grâce à un changement dans les habitudes des nationaux, avec un fort retour aux racines et aux origines.

« Avec ses villages en argile accrochés aux pieds des collines, traversée par une large rivière aux abords plantés d’arbres fruitiers, l’Ourika est un véritable havre de relaxation et de détente pour les amoureux de la nature et tous ceux qui désirent fuir le stress et les effets néfastes de la sédentarité », a-t-il poursuivi.

Revenir aux origines, c’est se frotter aux us et coutumes des habitants locaux, de s’approprier leur mode de vie simple et d’apprécier leurs cuisines, ce qui est largement à la portée de tout visiteur de l’Ourika, et plus précisément du village d’Aghbalou où une vingtaine de petits restaurants traditionnels, sous forme de cabanes de bambous, se dressent soigneusement aux abords de l’Oued, pour le plaisir des visiteurs, a rappelé le responsable.

Pour lui, il s’agit d’un lieu magique pour une dégustation, en plein air et dans les pures traditions berbères, d’une série de spécialités culinaires de la région (tagines à feu de bois, salades marocaines, grillades ou couscous aux légumes), proposés à des prix raisonnables, de quoi rompre avec la monotonie des menus fast-food.

Des mesures s’imposent pour pérenniser l’activité.

Pour nombre d’observateurs et de spécialistes du tourisme rural, pérenniser l’activité touristique sur un site comme l’Ourika passe nécessairement, par l’adoption d’une batterie de mesures à même de tirer vers le haut la qualité des prestations fournies, en commençant par l’installation d’  » une police touristique  » qui aura pour mission de veiller sur une véritable organisation de cette activité.

Ils ont aussi souligné la nécessité d’encadrer les petits restaurateurs à travers leur organisation dans le cadre d’une association professionnelle pour les faire bénéficier de sessions de formation dans les domaines de l’hygiène, de la qualité et de l’accueil, relevant qu’il est aussi impératif d’améliorer les services de santé et de secourisme en montage.

Après avoir mis en avant les potentialités que recèle l’Ourika en termes de tourisme écologique, ils ont insisté sur la nécessité de préserver l’environnement à travers, l’organisation de campagnes de sensibilisation auprès des jeunes écoliers, tout en agissant, en concertation avec l’ensemble des parties concernées, en vue de maîtriser les effets de l’urbanisation galopante et de préserver le cachet authentique de ce joyau naturel.

Pour une meilleure promotion de la destination, ils ont estimé indispensable d’adopter une stratégie agressive en matière de communication et de publicité, tout en encourageant l’organisation de manifestations culturelles et artistiques locales qui feront parler davantage de l’Ourika.

 

 

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