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L’UE dresse un sombre tableau de la situation des droits de l’Homme en Algérie

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L’Union européenne vient de dresser un sombre tableau de la situation des droits de l’Homme en Algérie et d’exprimer ses vives préoccupations face à la persistance des restrictions des libertés et la poursuite des arrestations arbitraires des militants associatifs et syndicaux.

Dans son rapport annuel 2014 sur les droits de l’Homme et la démocratie dans le monde, l’UE a épinglé l’Algérie pour les innombrables atteintes aux droits fondamentaux et pour les entraves aux libertés d’expression, de réunion, d’association et à la presse.

Les restrictions au droit de réunion persistent et le gouvernement algérien a encore imposé de nouvelles mesures visant le droit de rassemblement, durant la période précédant les dernières élections présidentielles d’avril, a indiqué l’UE dans son rapport.

L’UE a encore une fois réitéré sa préoccupation au sujet de la loi sur les associations de 2012 et plaidé pour la normalisation du rôle joué par la société civile algérienne dans les affaires publiques, relevant que depuis l’entrée en vigueur en janvier 2014 de cette loi, les organisations de la société civile se plaignent que le cadre juridique et opérationnel régissant le droit d’association et leurs activités dans le pays a été de plus en plus restreint.

Pour illustrer les restrictions imposées à la liberté de presse, l’UE a cité notamment la mise en détention provisoire depuis plus d’un an d’un journaliste en attendant son procès. Elle a fait également état de cas de harcèlement et d’intimidation contre les journalistes et la condamnation par un tribunal de Ghardaïa d’un homme à deux ans de prison pour avoir divulgué sur internet les exactions commises par les forces de police contre la population.

L’UE a fait part aussi de ses fortes préoccupations face aux restrictions au droit à la grève et aux libertés syndicales ainsi qu’aux suspensions et aux licenciements dont font objet les fonctionnaires.

Les arrestations arbitraires et les poursuites de militants syndicaux sont également source de grandes préoccupations, a souligné l’UE dans son rapport.

S’agissant de la situation des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf, l’UE a noté que même si ces camps sont administrés par le Front Polisario, la responsabilité de protéger et de respecter les obligations internationales des droits humains repose sur l’Etat algérien.

L’UE a fait observer d’autre part que la plupart des recommandations émises par la mission d’experts électoraux européens lors des législatives de 2012 en ce qui concerne la nécessité de mettre en place une commission électorale indépendante ainsi que des mesures visant à améliorer la transparence des élections n’a pas été mise en œuvre.

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