L’UE peine à se mettre d’accord sur la répartition de 120.000 candidats...

L’UE peine à se mettre d’accord sur la répartition de 120.000 candidats à l’Asile

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Les 28 Etats membres de l’Union européenne ne sont pas parvenus lundi soir à trouver un accord unanime sur la répartition de 120.000 candidats à l’asile, pour faire face à l’afflux record des réfugiés.

L'UE peine à se mettre d'accord sur la répartition de 120.000 candidats à l'Asile
 Si les ministres de l’Intérieur, réunis dans le cadre d’un conseil extraordinaire Affaires intérieurs, ont validé la décision de se répartir l’accueil de quelque 40.000 réfugiés en deux ans, conformément à ce qu’ils avaient convenu fin juillet, ils n’ont, par contre, pas pu dégager un consensus sur la nouvelle proposition de la Commission européenne de « relocaliser » 120.000 réfugiés de plus.
L’Exécutif européen s’est, malgré tout, félicité de la volonté de la majorité des Etats membres à aller de l’avant dès que possible pour aboutir à un accord.

« Nous avons fait un premier pas en avant en tant qu’Union sur la crise des réfugiés. Mais, c’est seulement le début et il faut faire davantage pour faire face aux énormes défis auxquels l’Europe et ses citoyens sont confrontés à l’heure actuelle », souligne la Commission dans un communiqué, qui indique qu’une réunion opérationnelle sera organisée cette semaine pour commencer à appliquer la décision de la relocalisation des 40.000 dans les plus brefs délais.

En attendant, les ministres de l’Intérieur des 28 ont décidé d’augmenter de « manière significative et immédiatement » une aide financière de l’UE à la Syrie et ses pays voisins. Car, estime la Commission, il n’y a aucune solution à la crise des réfugiés sans traiter ses causes profondes.

L’autre question à l’ordre du jour était le retour des contrôles frontaliers en Allemagne pour contenir l’afflux des réfugiés. La Commission a insisté à cet effet que le système de Schengen et tous ses avantages ne peuvent être préservés que si les Etats membres de l’UE travaillent « ensemble rapidement, de façon responsable et solidaire dans la gestion de la crise des réfugiés ».

« Nous devons garder les frontières entre les Etats membres de l’UE ouvertes, mais en même temps nous devons aussi faire des efforts conjoints pour sécuriser nos frontières extérieures », a souligné l’Exécutif européen qui a appelé à un changement plus fondamental du système actuel, afin de mieux combiner la responsabilité, la solidarité et la gestion efficace de l’asile.

Une nouvelle réunion des ministres de l’Intérieur de l’UE est prévue les 8 et 9 octobre à Luxembourg, pour rediscuter de la répartition des réfugiés

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