L’USFP SAUVÉE DE JUSTESSE DE L’ÉCLATEMENT

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La guerre d’usure qui dure depuis le dernier congrès du parti et qui oppose dans un combat sans merci l’actuel premier secrétaire du parti à son challenger Ahmed Zaidi, par ailleurs président du groupe parlementaire du parti a atteint son point de non retour quand le premier a tenu à punir le second et ses partisans en substituant à la liste des parlementaires une autre dirigée par une personnalité sahraouie de son choix en profitant du renouvellement des instances du parlement.
Ce coup de force qui va laisser des traces indélébiles n’a pas atteint ses objectifs comme prévu mais a au contraire creusé le fossé au sein de deux clans parmi les parlementaires du parti avec en prime des menaces de démission.

Le conflit étant parti pour durer et s’intensifier, plusieurs médiations ont été entreprises afin de ramener le calme mais sans aucun effet positif. Bien au contraire, la crise a fini par rejaillir sur le rendement et le fonctionnement du bureau du parlement qui n’est pas parvenu à imposer ses choix au parti et désigner ses représentants parlementaires légitimes.

Puis brusquement, les événements se sont précipités le week-end dernier avec la multiplication des tractations et l’annonce surprise de la démission d’Ahmed Zaidi de la présidence du groupe parlementaire pour une sortie de crise, en raison, a-t-il avancé, de sa volonté de ne pas être à l’origine de l’éclatement de sa formation et de sa disparition en tant que telle. On saura par la suite que même le ministre de l’intérieur a entrepris, chose qui n’est ni dans ses attributions ni dans ses habitudes, une mission de bon offices allant même jusqu’à promettre au démissionnaire, le poste de premier vice-président du parlement, en guise de compensation. Autre nouveauté et pour garder la main et le contrôle sur le groupe parlementaire du parti, c’est le chef de la formation qui en deviendra désormais le président. Fin de ce chapitre.

Reste à avoir à présent à l’esprit que cette sortie de crise provisoire n’est que l’arbre qui cache la forêt dense des conflits internes qui minent cette formation depuis le départ des dirigeants de la première génération. Les ambitions et les appétits ainsi que la course aux postes de responsabilité ont fait le reste.

 

 

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