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L’USFP veut contribuer à faire du Maroc un modèle de démocratie dans le monde arabe

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Intervenant lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation des grandes lignes du mémorandum que l’USFP a présenté devant la Commission consultative de réforme de la constitution, M. Radi a indiqué que cette réforme « ne serait d’un impact majeur sur la vie politique ni d’une efficacité réelle que si elle est liée à des réformes politiques profondes ».

Ces réformes doivent porter notamment sur les lois électorales, la loi sur les partis et la lutte contre la fraude électorale, a-t-il précisé lors de cette rencontre à laquelle ont pris part plusieurs membres du bureau politique du parti.

La réforme constitutionnelle requiert également « une volonté politique ferme pour faire respecter l’indépendance du champ partisan, protéger les élections et les institutions élues des abus et du recours illégal à l’argent », a-t-il ajouté.

Dans ce mémorandum, l’USFP souligne l’importance de renforcer le rôle du gouvernement et du Parlement et d’assurer l’équilibre nécessaire entre les différents pouvoirs, en érigeant le principe du pouvoir en un socle majeur de leurs fonctionnements complémentaires et harmonieux, basé sur la coordination, la responsabilité et le contrôle.

Selon la même source, l’objectif à travers ces propositions « n’est pas d’arriver à une constitution idéale, mais il consiste plutôt à ouvrir une nouvelle page de la vie politique, qui doit rétablir la crédibilité des institutions, la reconsidération de l’action politique, l’existence d’un rapport de confiance entre les citoyens et les institutions ».

Et d’ajouter que cette nouvelle page « doit permettre au Royaume d’être en mesure de résoudre les questions économiques, sociales et culturelles avec une vision évoluée, à même d’évaluer en fonction des résultats et de lutter contre la précarisation, les privilèges injustifiés et les écarts injustes ».

 

Dans ce document, l’USFP insiste sur la nécessité de stipuler « la suprématie de la constitution, de souligner que les institutions constitutionnelles exercent leurs missions en respect aux dispositions de la constitution et au principe de la séparation du pouvoir, et de mettre l’accent sur la mise en relation entre l’exercice du pouvoir et la redevabilité ».

Selon cette formation politique, la nouvelle Constitution devrait « stipuler le respect par le Maroc de sa diversité culturelle et considérer ses expressions linguistiques et civilisationnelles comme étant des composantes de l’identité marocaine ouverte, tout en conférant à toutes ces expressions les droits reconnus à l’échelle internationale, dans le cadre de l’unité nationale et constitutionnaliser le statut linguistique en considérant que les langues arabe et amazighe comme étant les deux langues nationales ».

Le parti propose en outre d’élargir et de consolider les fonctions des institutions nationales ainsi que les instances de contrôle, en les érigeant en des mécanismes de contrôle, de médiation et de proposition, conformément aux normes internationales en matière de gouvernance et en accorder la gestion juridique au pouvoir législatif.

Concernant la Royauté, l’USFP indique dans son mémorandum que « le Roi est le garant de l’indépendance du pays, de son unité territoriale et du respect des accords et conventions internationaux », ajoutant qu' »il est le symbole de l’unité de la nation, de la continuité de la nation et de ses institutions ».

D’après le mémorandum, « le Roi assume, en sa qualité de Commandant des croyants, la supervision de la gestion et de l’organisation du champ religieux et garantit la préservation des droits des citoyens, des communautés et instances à pratiquer leurs affaires religieuses ».

« Le Roi nomme le chef du gouvernement parmi le parti qui a remporté les élections de la chambre des représentants et sur la base des résultats et met fin à ses fonctions suite à la présentation de la démission du gouvernement », suggère l’USFP, qui ajoute que « sur proposition du chef du gouvernement, le Roi nomme les autres membres du gouvernement et met fin à leurs fonctions ».

Dans son mémorandum, le parti souligne également que « le gouvernement est responsable devant le Roi et la Chambre des représentants », ajoutant que « le chef du gouvernement fixe, dirige et exécute la politique générale du pays, comme il assume la responsabilité pleine et entière sur le gouvernement, l’administration, les établissements publics et exerce le pouvoir réglementaire ».

Concernant le rôle du Parlement, le parti indique que cette instance doit promulguer les lois, contrôler le rendement du gouvernement, des caisses, des offices, des institutions publiques et tous les services qui gèrent les deniers publics et évaluer les politiques publiques.

 

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