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A peine les ministres du nouveau gouvernement ont commencé leurs fonctions que des luttes intestines se déroulent actuellement dans les partis politiques formant l’exécutif pour la distribution des postes de conseillers au sein des formations dont sont issus les ministres nouvellement nommés. Un vrai souk au sens le plus péjoratif du terme si l’on sait que chacun de ces derniers a droit à 7 postes de conseillers techniques dans son cabinet qui doivent être confiés en priorité aux militants de son parti, les mieux outillés en principe pour la tâche qui leur sera confiée. Mais en réalité, l’attribution des postes se fait sur la base du mérite partisan et du clientélisme avec les excès dans les appréciations que l’on peut deviner fréquents.

Ainsi, certains ministres, une fois nommés, refusent de suivre la discipline des partis et préfèrent nommer leurs proches et amis pour leur octroyer par la suite, tous les avantages de la fonction et parfois plus. Bon nombre d’entre eux, comme les enseignants doublonnent les deux postes pour arrondir leurs fins de mois au nez et à la barbe du trésor alors que d’autres encore, se servent du titre de conseiller ministériel pour un tremplin ministériel ou pour faire fructifier leurs propres affaires.

Mais ce privilège n’a pas que des avantages car en cas de remaniement et si le ministre est déchargé, son conseiller technique se voit également prié de partir sans préavis et surtout sans prime de départ.

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