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M. El Fassi à Paris pour représenter le Maroc à la Conférence internationale des « amis de la Libye »

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Le journal rappelle d’emblée que le Maroc, qui a approuvé une nouvelle Constitution par référendum en juillet dernier, a reconnu le Conseil national de transition (CNT) libyen et exprimé son soutien aux aspirations légitimes du peuple libyen.

L’Algérie, quant à elle, se trouve désormais isolée et de plus en plus identifiée comme soutenant les opposants de la révolution, indique le journal, relevant que le régime algérien n’a pas seulement manqué de reconnaitre le CNT, mais il a ouvertement offert l’asile aux membres de la famille Kadhafi.

La publication souligne, dans ce contexte, que la décision algérienne de ne pas reconnaitre le CNT et d’accueillir les membres de la famille Kadhafi, au-delà des considérations « humanitaires » évoquées par les responsables algériens, est motivée par des considérations politiques.

« Le régime algérien risque fort bien de faire face au même sort que celui des anciens régimes tunisien, égyptien et libyen », estime le quotidien, rappelant qu’en janvier dernier, au moment où le soulèvement tunisien battait son plein, l’Algérie a fait face à des troubles généralisées motivées par les mêmes raisons.

Le régime algérien doit sa survie en partie à des facteurs historiques, indique le journal, rappelant que nombreux sont les Algériens qui gardent toujours des souvenirs amers de la guerre civile qui a déchiré le pays durant les années 1990 faisant plus de 100.000 morts.

« Le régime algérien a été jusqu’à présent chanceux », indique le journal, notant qu’en continuant de soutenir « un perdant » (Kadhafi) et en manquant de reconnaitre les changements rapides dans son voisinage, l’Algérie se positionne du mauvais côté de l’histoire.

Les pressions pour le changement dans ce pays devront s’accentuer au lieu de diminuer, poursuit le journal.

Rappelant un rapport publié récemment par l’Institut Royal britannique des Etudes Internationales, plus connu comme Chatham House, The Guardian indique que le régime algérien se trouve « de plus en plus isolé dans la région d’Afrique du nord qui vit au rythme de changements rapides ».

Le régime algérien « n’a certes pas fait face à un soulèvement de grande envergure, mais les ingrédients (d’un tel soulèvement) sont là », indique l’institut londonien, citant notamment un taux de chômage élevé, la colère face à la corruption et le désillusionnement face à un système politique peu représentatif.

« Au lieu d’initier des réformes sérieuses, le gouvernement algérien a réagi aux troubles dans le monde arabe selon une approche mariant argent et répression », souligne la publication londonienne.

Et d’ajouter que contrairement à la Tunisie et à l’Egypte, « le régime algérien n’est pas vraiment un one man show ». « Il s’agit d’une gérontocratie collective, dont les membres vieillissent graduellement sans être remplacés par un sang neuf », explique le Guardian, ajoutant qu’une telle situation incite à conclure que « la chute du régime algérien dans l’oubli n’est que question de temps ».

« Les dirigeants algériens souhaiteraient contenir la ferveur révolutionnaire en cherchant à créer des problèmes pour le gouvernement de transition en Libye voisine », indique le journal, notant qu’une telle attitude s’apparente à « une grave erreur ».

 

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