M. Le Pen choque sur les prières de rue

M. Le Pen choque sur les prières de rue

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« Il y a quinze ans on a eu le voile, il y avait de plus en plus de voiles. Puis il y a eu la burqa, il y a eu de plus en plus de burqa. Et puis il y a eu des prières sur la voie publique (…) maintenant il y a dix ou quinze endroits où de manière régulière un certain nombre de personnes viennent pour accaparer les territoires », a dénoncé la vice-présidente du parti dans un discours de campagne interne, devant 250 à 300 adhérents du FN.

« Je suis désolée, mais pour ceux qui aiment beaucoup parler de la Seconde guerre mondiale, s’il s’agit de parler d’occupation, on pourrait en parler, pour le coup, parce que ça c’est une occupation du territoire », a ajouté Marine Le Pen, sous les applaudissements.

« C’est une occupation de pans du territoire, des quartiers dans lesquels la loi religieuse s’applique, c’est une occupation. Certes y’a pas de blindés, y’a pas de soldats, mais c’est une occupation tout de même et elle pèse sur les habitants », a poursuivi Marine Le Pen, qui a l’habitude de qualifier « l’islamisme » de « totalitarisme ».
Sur les terres de son rival Bruno Gollnisch, chef de file du FN en Rhône-Alpes, elle a fait une autre allusion à la Seconde guerre mondiale.

Dénonçant les « cures d’austérité » pour « sauver l’euro », elle a déclaré qu' »on aime bien parler de la Seconde guerre mondiale » mais que pour sa part, elle souhaitait parler « de cette guerre-là, de cette guerre économique qui est en train de se mener sous nos yeux, sur notre territoire ». « Si nous ne pouvons plus rien pour les morts d’hier, nous pouvons encore empêcher les souffrances demain, et c’est notre rôle », a-t-elle ajouté, applaudie à tout rompre.

 

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