Madagascar : la pauvreté infantile atteint des sommets critiques

Madagascar : la pauvreté infantile atteint des sommets critiques

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D’après l’Unicef, dans certains quartiers d’Antananarivo, neuf mineurs sur dix vivent sous le seuil de pauvreté. L’Etat est absent. Associations et organisations humanitaires tentent de prendre le relais. A Antananarivo, deux centres d’accès aux services de base ont récemment ouvert leurs portes pour venir en aide aux enfants démunis.

Ils sont une douzaine à réciter l’alphabet, croisés dans le centre, situé dans l’un des quartiers les plus pauvres d’Antananarivo. Miour a sept ans, il n’est jamais allé à l’école : « Maurice me donne de l’argent, dit-il, pour le service de l’eau ».

Pour la directrice du centre, ces enfants des rues sont condamnés à la recherche de quelques sous pour survivre : « Par exemple, jeter les ordures ménagères des familles, faire les dockers c’est-à-dire, déplacer des marchandises d’un endroit à un autre »

A la place du travail, les deux centres existants dans la capitale proposent gratuitement éducation, formation pour leur mère. Mais leurs capacités d’accueil restent limitées alors que les besoins, eux, ont augmenté.

Anita est chargée de la protection de l’enfance à l’Unicef : « La crise frappe un grand nombre d’enfants. La déscolarisation est un des aspects. Et évidemment, plus les enfants sont dans les rues et plus ils sont considérés comme délinquants et même à risque, d’être en conflit avec la loi ».

A l’échelle de l’île, entre 2009 et 2011, ce sont près de 100 000 enfants en âge d’être scolarisés en primaire qui n’ont pas mis le pied à l’école.

 

rfi.fr_____________

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