PARTAGER

Le gouvernement espagnol vient de porter un coup sérieux à la démocratie, pour la première fois depuis quarante ans après avoir quitté la dictature franquiste, dans le but d’enterrer toutes les velléités indépendantistes apparues ces derniers mois et confirmées par un référendum à l’origine du crise sans précédent.

Soutenu par le roi Félipé VI qui a ouvertement pris position contre ce projet d’indépendance de la Catalogne, le gouvernement Rajoy dirigé par Parti Populaire de droite, mais avec l’aval de formations de gauche comme le parti socialiste, a eu recours ce samedi à l’article 155 de la constitution pour la première fois de l’histoire afin de dissoudre le parlement régional de Catalogne ainsi que son gouvernement et mettre cette région récalcitrante au pas, sous la tutelle de Madrid, jusqu’à la tenue d’élection dans les six mois avec l’objectif d’installer un nouveau parlement et une nouvelle équipe moins attachés à l’indépendance. Pas question donc, de remettre en cause le principe de l’autonomie mais plutôt le pouvoir de décision des séparatistes représentés par le chef du gouvernement régional, Carles Puigdemont, devenu la bête noire de Madrid qui le considère comme un virus à éliminer. Entrée dans une situation critique vis à vis du reste de l’Europe, l’Espagne n’est pas prête de voir le bout du tunnel avec l’épine catalane qui l’empêche de marcher normalement depuis plusieurs mois.

Commentaires