Manif et contre-manif à l’approche de la présidentielle au Sénégal

Manif et contre-manif à l’approche de la présidentielle au Sénégal

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Rassemblement en faveur du chef de l’Etat

Nous sommes sur la place de l’Obélisque : une foule de militants essentiellement composée de femmes d’âge mûr toutes vêtues de boubous blancs, est venue exprimer son soutien à Abdoulaye Wade, qui brigue un troisième mandat.

Ces militants viennent de Kaolack, de Kébémer, de Mbour, et certains de Dakar, pour répondre à un appel de paix lancé par le camp présidentiel, à l’approche de l’élection du 26 février.

Sur scène, on multiplie les symboles : les militants brandissent des foulards blancs en signe d’apaisement, et le président en personne libère des colombes, avant d’annoncer des mesures strictes en vue du scrutin.

« La République s’est dotée des moyens pour se défendre. Ce sont des moyens légaux et nous les utiliserons sans état d’âme. On ne peut pas accepter, alors qu’un peuple de douze millions et demi veut voter dans la paix, que des groupuscules qui ne représentent rien veuillent troubler la situation », a déclaré Abdoulaye Wade.

Sur la même lancée, le président sénégalais a demandé à ses militants de rester vigilants et d’éviter toute provocation, afin d’entamer une campagne électorale sans violence.

Manifestation de l’opposition pour dénoncer la candidature d’Abdoulaye Wade

L’esplanade de la mairie de Guediawaye s’est remplie au fil de la fin d’après-midi. Rappeurs et politiques viennent tour à tour sur scène. Plusieurs candidats à la prochaine présidentielle prennent la parole pour dire non à la candidature du président sortant.

L’ancien diplomate et universitaire Ibrahima Fall explique ainsi que, selon lui, Wade veut installer le chaos. « Mobilisons nous, dit-il, pour le refuser ».

Vient le tour de l’ancien Premier ministre Macky Sall. « Le peuple doit rester debout, ferme sur ses positions pour que force reste à la loi. Je dis oui à des élections sans Wade et non à des élections avec Abdoulaye Wade ».

L’ancien Premier ministre Idrissa Seck appelle lui aussi à défendre la Constitution : « Il faut que la Constitution du Sénégal soit respectée et nous sommes décidés à faire respecter cette Constitution. »

Un autre candidat déclaré, l’ancien ministre des Affaires étrangères Cheikhtidiane Gadio, estime de son côté que valider la candidature d’Abdoulaye Wade serait un coup d’Etat constitutionnel.

rfi.fr__________________

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