Marche à Alger : un député blessé dans des heurts avec la...

Marche à Alger : un député blessé dans des heurts avec la police

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Un député du parti Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Tahar Besbes, a été grièvement blessé lors d’un affrontement avec la police, a rapporté un membre de son parti. «Il a reçu un coup au ventre donné par un policier. En tombant, sa tête a heurté le trottoir», a indiqué Mohsen Belabbas, porte-parole du RCD. Selon le Dr Rafik Hassani qui se trouvait à ses côtés à l’hôpital de Mustepha tout proche, le député semblait souffrir d’un traumatisme crânien.

Tahar Besbes participait à la tentative de marche à l’appel de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) sur la Place du 1er mai à Alger jusqu’à la Place des Martyrs, à quelque 4 km de là.

Toutes les voies menant à la place du 1er Mai bouclées

Samedi matin, toutes les voies menant à la place du 1er Mai ont été bouclées et des barrières métalliques disposées sur le site lui-même empêchaient l’arrivée de manifestants. Nombre d’entre eux, cartons rouges à la main, étaient bloqués dans la rue adjacente de Belouizdad, tentant en vain de forcer le cordon de sécurité établi par les forces de l’ordre depuis plusieurs heures.

Ceux qui ont réussi à passer – un millier selon l’agence Reuters – ont donc vite été contenus par les forces de l’ordre. Deux d’entre eux, le secrétaire général du Snapap (Syndicat national autonome du personnel d’administration publique), Rachid Malaoui, se sont évanouis sous la pression exercée contre eux par l’important cordon policier et ont dû être évacués par les pompiers, a constaté un journaliste de l’AFP.

«Il faut une rupture définitive avec ce régime»

«On s’attend à ce que les Algériens soient nombreux pour dire à ce système (ndlr: le régime) qu’ils ont droit de marcher dans leur capitale», déclarait peu avant à l’AFP Khalil Moumène, membre de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), membre de la CNCD, sans vouloir s’avancer sur des chiffres de participation. Fodil Boumala, l’un des fondateurs de la Coordination, s’en est pris une nouvelle fois aux autorités. «Il faut une rupture définitive avec ce régime incarné depuis 1999 par le pouvoir lui-même composé de forces militaro-civiles, parmi lesquelles le président Abdelaziz Bouteflika», a-t-il déclaré.

La Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), coalition de partis, de membres de la société civile et de syndicats autonomes, a été créée le 21 janvier dans la foulée des émeutes meurtrières du début de l’année en Algérie qui ont fait 5 morts et plus de 800 blessés. Samedi dernier, une marche à l’appel de cette coalition avait déjà été bloquée.

LeParisien.fr

 

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