Maroc-ONU: une attitude pitoyable.

Maroc-ONU: une attitude pitoyable.

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J’aurais tant aimé prendre part à la superbe marche historique des dizaines de milliers de marocains, venus à Rabat le 13 mars, rappeler au secrétaire général des nations unies qu’on ne badine pas avec le sentiment de tout un peuple.

J’imagine le ressenti du devoir accompli des marocains, à battre le pavé et les montées d’adrénaline ressenties par chacun et chacune.
Tant pis pour moi qui ne peux que remercier les réseaux sociaux et tous ceux et celles qui ont posté des vidéos et des photos de ce moment de communion nationale, vidéos et photos m’ayant fait pleurer de fierté.
Le secrétaire général des nations unis à l’origine de tout cela, avant d’entamer sa visite dans la région comme on dit dans le jargon diplomatique, se devait de consulter quelques documents sur le Maroc et les marocains.
Il aurait appris que l’ADN de ce peuple séculaire se conjugue le plus simplement du monde avec fierté et patriotisme. Peut être que bien se documenter lui aurait évité sa digression sémantique.
Il aurait appris que le Maroc est le plus vieux pays nation au monde, que c’est le pays de la plus ancienne monarchie, de la plus vielle université, des plus vieilles mosquées et synagogues, le pays que personne n’a jamais colonisé.
Le pays des Almoravides et des Almohades, des Mérinides et  des Saadiens.
Le secrétaire général aurait, par exemple, appris que tous que nous sommes, avons juré de ne jamais abandonner un grain de sable de nos provinces du sud à qui que se soit.
Le Maroc c’est le Sahara et le Sahara c’est le Maroc, vous devriez le savoir monsieur le secrétaire général. Consulterez donc une carte de l’Afrique.
Le secrétaire général des nations unies nous a traité d’occupants. Rien que cela. J’en meure de rire. Il doit savoir qu’en traitant les marocains d’occupants, il a insulté leur histoire et une composante essentielle de leur identité.
Le peuple marocain le lui rendit d’ailleurs de belle manière et n’hésita pas un instant à le recarder dans la joie et la liesse. Il a été tellement bien re-cadré qu’il en est offusqué, furieux dit il.
C’est ce que voulait le peule marocain Monsieur le Secrétaire et il est content de vous avoir poussé dans vos derniers retranchements.
Il vous a poussé à révéler ce que vous êtes vraiment, à vous sortir de vos gongs.
Il vous a acculé à manifester votre caractère hautain qui ne sied point à un fonctionnaire de votre grade, au point qu’il a compris maintenant que ce n’est pas du tout avec quelqu’un comme vous, que la question des provinces marocaines du sud allait être dépassée.
Et pourtant, la diplomatie marocaine vous avait bien donné la chance de vous rattraper et de vous ressaisir en parlant de dérapage verbal. Vous auriez juste pu dire que ce que nous avons entendu ce n’est pas ce que vous avez voulu dire; que vous n’avez pas insinué qu’on était des occupants et la chose s’arrêtait là.
Avec votre obstination, vous ne faites que confirmer vos propos et le fond de votre pensée; et dans ce cas c’est la fonction même que vous  occupez que vous desservez.
C’est vous même qui légitimait la sortie des marocains et les propos parfois forts à votre égard.
C’est vous même qui allait pousser par vos dérapages répétés à ce que le pays d’Afrique qui participait le plus aux actions des nations unies, malgré ses petits moyens, va maintenant vous tourner le dos, réduire votre Minurso à une peau de chagrin, arrêtant toute ses complaisances à l’égard des nations unies, par votre faute personnelle.
Voilà bien longtemps le général De Gaulle qualifiait déjà de machin l’organisme dont vous n’êtes que le salarié. Qu’aurait il dit de vos propos irresponsables, de votre geste irrespectueux face au représentant de tout un peuple, de votre attitude pitoyable, votre visage fermé et vos grimaces à peine voilées.
Vous vous êtes comporté comme une autorité ce que vous n’êtes pas et votre mandat ne vous le confère point.
En saluant de la façon dont vous l’avez fait notre ministre des affaires étrangères, vous avez récidivé et insulté encore une fois tous les marocains que celui ci était parti représenter auprès des nations unis et non auprès de votre pitoyable personne.
Vous avez malheureusement là fait montre d’un manque grave d’éducation. Ma grand mère, que Dieu ait son âme, aurait dit de vous « qlil trabi ».
Allez donc chercher ce que ça veut dire.
Mais cela est une autre paire de manches.

Par Aziz Daouda

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