PARTAGER

La malédiction des salles de cinéma marocaines qui ferment les unes après les autres se poursuit inexorablement.
Le Festival du Film International de Marrakech entame une nouvelle édition, la seizième sans se soucier le moins du monde de ce phénomène, alors que l’une de ses missions est justement de veiller au développement du 7ème art dans le pays.
Au dernier décompte, il ne resterait plus qu’une trentaine de salles encore en service, toutes les autres ayant été laissées à l’abandon ou détruites, faute de rentabilité, sans que leurs propriétaires ne songent un jour à les mettre à niveau et les transformer en multiplex, une affaire en or, comme le montre l’expérience réussie des salles du « Mégarama » les premières et les seules à avoir donné l’exemple soit qu’il ne soit suivi, malheureusement.
A Marrakech, l’esprit est ailleurs et le débat n’a aucune chance d’être effleuré. Au niveau du CCM, entité en charge du secteur, on se justifie derrière l’argument selon lequel il s’agit d’une question d’investissements privés guidés par la loi de l’offre et la demande et les efforts engagés par l’état dans la modernisation de certaines salles qui ont été numérisées avec l’implication financière de leurs propriétaires et un apport de l’argent public, mais l’expérience reste confinée à un petit nombre et dont les résultats restent incertains.
En attendant, la lente agonie des salles de cinéma restantes se poursuit jusqu’au jour proche où l’on apprendra leur baisser de rideau définitif.

Commentaires