Massacre de civils irakiens: un soldat américain s’explique

Massacre de civils irakiens: un soldat américain s’explique

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Steven Dale Green a déclaré que son crime avait été déclenché, du moins en partie, par les expériences qu’il a vécues dans le «Triangle de le mort», une zone de guerre où il a vu deux de ses collègues se faire descendre. Il a également soutenu que l’armée américaine avait manqué de leadership et qu’elle n’avait pas offert l’aide nécessaire.

Au bout du fil, Green a déclaré qu’il «était fou» et qu’il ne «croyait pas qu’il allait survivre».

Après 15 mois de correspondance avec l’Associated Press, il a accepté de raconter sa version des faits lors d’une entrevue téléphonique – la première qu’il accorde à un média depuis les événements du 12 mars 2006.

Ce jour-là, il a attaqué une famille près de Mahmoudiya, en Irak. Ses gestes lui ont valu cinq peines d’emprisonnement à perpétuité, une pour chaque victime.

Green a été particulièrement ébranlé après avoir assisté à la mort de deux de ses confrères, le sergent Kenith Casica et le sergent d’état-major Travis L. Nelson – un événement qui l’a «complètement traumatisé».

«Il n’y a pas de mots pour décrire à quel point je détestais ces gens (les Irakiens). Je ne pensais pas que ces personnes étaient humaines», a-t-il expliqué.

Au moment où le verdict de culpabilité est tombé, l’ancien soldat avait présenté ses excuses, mais il a affirmé qu’il ne cherchait ni à attirer la sympathie, ni à tenter de justifier ses actions.

Mais il juge que le public devrait savoir que les gestes qu’il a posés sont une conséquence des événements qui se sont déroulés en zone de guerre.

«Si je n’étais jamais allé en Irak, je ne serais pas dans la position dans laquelle je me trouve en ce moment. Je ne suis pas heureux de cela», a-t-il affirmé.

Green avait reçu un diagnostic de «trouble de la personnalité» avant que des accusations du fédéral ne soient déposées contre lui. Les procureurs avaient tenté de lui infliger la peine de mort, mais un jury fédéral de Paducah, au Kentucky, a plutôt choisi de lui imposer cinq peines d’emprisonnement à vie.

Depuis qu’il a été condamné à la prison à vie, le 4 septembre 2009, Green a été agressé à la prison fédérale de Terre Haute, en Indiana. Il a ensuite été transféré en Arizona.

Derrière les barreaux, il s’est converti au catholicisme et il entretient une correspondance avec une soeur de Louisville, au Kentucky, avec qui il parle de sa foi.

 

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