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Grande vague de colère parmi les anciens députés de la première chambre du parlement qui l’ont quittés à la veille des dernières élections législatives. Bien qu’ils aient cotisé pour leur retraite à raison de 6000 dirhams par mois jusqu’au terme de leur mandat, pas moins de 200 membres de cette chambre ont eu la mauvaise surprise, de ne pas recevoir les indemnités prévues par le règlement interne de la première chambre, d’autant plus qu’il n’ont reçu aucun courrier d’explications, jugeant la démarche des services administratifs du parlement cavalière et sans égard envers eux.
C’est le cœur lourd et dépités que les 200 anciens députés ont décidé d’engager des actions contre la première chambre auprès du tribunal administratif de Rabat pour tirer cette affaire au clair de manière définitive et tenter de recouvrer leurs droits, à moins que la réforme des caisses de retraite des parlementaires soit entré dans une phase d’application, sans qu’elle ait été discutée et votée, à l’insu de tous, y compris des élus.
Ces indemnités ont fait l’objet d’un vaste débat public et d’une controverse au sein d’une partie de la société civile qui a appelé à la fin de ce privilège, si l’on peut le considérer ainsi. Certains concernés se posent alors la question de savoir si le parlement n’a pas voulu prendre les devants pour préparer l’opinion publique à une remise de ce dossier sur la table en prévision d’une réforme qui, quelque soient ses attendus, fera couler beaucoup d’encre.
Par Jalil Nouri

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