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Le plus grand festival du Maroc, celui qui enregistre le le grand nombre d’entrées payantes et les plus grandes recettes, ne donne pas le meilleur exemple en matière de respect des lois et règlements en vigueur, si l’on en voit le rapport de la Cour des Comptes qui vient de publier celui de l’année 2014 montrant que le festival « Mawazine » ne s’est pas acquitté de la somme de 1 million de dirhams auprès du BMDA, le Bureau marocain des Droits d’Auteur.

Certes, il fait beaucoup pour l’encouragement de l’éclosion de jeunes talents dans le domaine musical, mais son engagement en faveur de la culture doit se démontrer en premier au niveau de la régularité de sa situation au niveau des droits d’auteurs dont dépendent les artistes. Mais ce rapport réserve d’autres surprises dans cette livraison car Mawazine n’est pas le seul dans cette situation peu enviable puisque d’autres festivals de moindre mesure agissent également de même en ne réglant pas les droits et qui sont épinglés dans ce même rapport comme « Timitar » organisé annuellement à Agadir et financé par le milliardaire et ministre Aziz Akhenouch qui tarde à payer des arriérés de l’ordre de 763.000 dirhams, ou celui des « Andalousies Atlantiques » d’Essaouira que nous devons au conseiller royal André Azoulay qui refuse de s’acquitter de la somme de 1.375.000 dhs , ou encore celui de Casablanca qui, lui, en doit au Bmda, la coquette somme de 1.925.000. Un vrai manque à gagner pour les artistes.

Par Jalil Nouri

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