Mawazine : Dans une mise en scène hyper-sexy, Jennifer Lopez assure le...

Mawazine : Dans une mise en scène hyper-sexy, Jennifer Lopez assure le lever de rideau

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Mawazine a livré les premières vibrations sonores de la 14e édition du festival mastodonte dont le coup d’envoi a été donné, vendredi soir, par Jennifer Lopez.

Dans une mise en scène hyper-sexy qui ne manquera certainement pas de faire réagir, Jennifer Lopez a secoué la scène Soussi à l’occasion d’une performance scénique, comme elle sait les réaliser.

La fille du Bronx a montré qu’elle était toujours capable, du haut ses 45 ans, de délivrer une énergie contagieuses en interprétant ses morceaux les plus connues comme Wating for tonight, Funk and soul, Let’s Get Loud ou encore On The Floor, produit par le marocain Redone.

Lors d’une conférence de presse tenue jeudi, la star américaine s’est dite ravie d’assurer l’ouverture de Mawazine dont lui a beaucoup parlé son ami Redone. Le producteur marocain, artisan de quelques-uns de ses succès l’a toujours encouragé à venir jouer à Mawazine, a-t-elle confié, évoquant sa venue furtive à Casablanca, en 2011, pour un showcase d’inauguration au Morrocco Mall, un petit concert, rien de comparable au show de Rabat.

Plus tôt dans la journée, les spectacles de rue composés d’artistes, musiciens, danseurs et acrobates ont sillonner le centre ville pour célébrer neuf jours gorgés de musique alors qu’un peu plus tard Amine Kayouf étaient programmés, Salle de la Renaissance, pour le premier concert.

Première rencontre du festival, Bawss & Soultana, Khawla El Moujahed, Khansa Batma et Oum se sont produit la scène Sale alors que Temenik Electric a donné le coup d’envoi sur la scène du Bouregreg.

Bien avant le spectacle d’ouverture de Mawazine, des députés et ministres issus du parti islamiste PJD du chef du gouvernement avaient ouvertement dénoncé le contenu sexy des shows présentés à Mawazine demandant leur interdiction. Une nouvelle polimique pourrait ainsi naître vu le caractère très libéré du spectacle donné par la chanteuse américaine à qui il est difficile de demander la modification de sa scénographie ainsi que sa tenue pour être respectueuse des valeurs morales du pays. Ce problème est loin d’être tranché et continuera à se répeter dans chaque édition. Mawazine est aussi perçu par une partie de l’opinion publique comme un énorme gaspillage.

Les organisateurs répondent à leurs détracteurs que le modèle économique du festival ne repose sur aucune subvention économique. Seuls les sponsors privés et les revenus variables alimenteraient le budget. Mawazine se défend ainsi d’être un des très rares festivals au monde à ne percevoir aucun argent public.

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