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Les choses pourraient bien changer à l’avenir. Pour la prochaine édition du plus grand festival culturel dans le royaume, les organisateurs de Mawazine, réfléchissent déjà, suite à un pré-bilan, à des changements notables dans le programme et le déroulement pour sortir de la routine après 15 ans.
Difficile de maintenir la même voilure et chercher à faire du nouveau à chaque édition en sachant, par exemple, que la chanteuse égyptienne Shirine Abdelwahab, en est déjà à sa troisième apparition sur la scène « Annahda » réservée à la chanson arabe, alors que sur la scène « OLM-Souissi », l’américano-cubain, « PitBull » en est à sa deuxième prestation.
Le choix des artistes à pareille date pose également problème en raison de leur sollicitation ailleurs de par le monde et il devient quasiment impossible de continuer à promettre à chaque fois des affiches qu’il sera impossible de concrétiser.pour se rabattre en toute dernière minute sur des solutions de rechange improvisées.
Assistance en baisse, des artistes indisciplinés sans respect pour les horaires et le public, un « business-model » en souffrance, autant d’éléments qui pousseraient, selon certaines sources internes, le nouveau patron du festival Ahizoune, à reconfigurer l’événement pour lui donner un nouveau souffle et surtout le marquer de son empreinte un an après son arrivée.
Il songerait ainsi à confier cette mission à un grand cabinet international renommé d’ingénierie culturelle. Attendons pour voir si la magie opèrera pour redonner un coup de lustre à un événement qui n’en possède malheureusement plus.
Par Jalil Nouri

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