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L’annonce de la libération, en vertu d’une grâce royale, d’une partie des détenus arrêtés lors des mouvements de contestation dans le Rif, à peine connue, que les leaders de cette contestation encore en liberté, ont appelé à la reprise du mouvement en le durcissant et ce, dans les prochains jours.

La raison de cette nouvelle crispation en est la non intégration des principaux meneurs de cette fronde contre l’état dans la liste des graciés après qu’ils aient montré des gestes de bonne volonté, notamment l’arrêt de la grève de la faim entamée dans leur prison de Casablanca.

Le refus de leur libération n’a pas tardé à être interprété comme un raidissement de la part de l’état et une volonté de n’accorder aucun traitement de faveur, une position qui ouvre la voie à de lourdes peines lors de leurs procès, car les faits qui leurs sont reprochés sont jugés très graves et ne peuvent donc leur être pardonnés par aucune mesure de clémence. Sauf que ces personnes sont devenus des héros dans leur région du RIf qui continuera à les soutenir par l’organisation continue de manifestations et que eux-mêmes pourraient être tentés de reprendre leur gréve de la faim jusqu’à la mort, ce qui mettrait le feu aux poudres et conduirait la situation à un pourrissement et à une épreuve de force éloignant toute chance de retour à la normale.

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