MERES CELIBATAIRES : LA FACE CACHEE D’UN DRAME SOCIAL

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En plus de la marginalisation sociale dont elles sont l’objet, les exposant à la récidive, ces femmes sont sous le coup de la loi qui incrimine les relations sexuelles hors mariage et nie l’existence de la filiation paternelle. Du point de vue de la législation et en vertu de l’article 490 du code pénal, la mère célibataire est incriminée pour relation illégale surtout que l’homme peut y échapper lorsqu’il nie cette relation. D’autre part, le droit de la famille ne permet pas à celle-ci de donner son nom à son enfant qu’à condition que son père et ses frères y consentent.

Le rejet social n’est pas en reste. Dès leur grossesse, ces jeunes femmes sont propulsées en dehors de leurs milieux affectifs et sociaux pour devenir de vrais parias ou être la proie d’individus prêts à les exploiter. De plus, et au -delà du rejet systématique par leurs familles, une discrimination s’opère au niveau des soins, leur statut, souvent assimilé à celui d’une prostituée, pousse certaines sages-femmes à aller jusqu’à refuser tout contact avec elles. Mais toutes ces contraintes et injustices qu’elles subissent, ne les découragent pas puisque l’on assiste à un taux inquiétant de récidive. De plus, ce phénomène engendre un autre fléau, à savoir celui de l’abandon des enfants : tous les jours sur les 153 enfants  nés hors mariage, 24 d’entre eux seront abandonnés par leurs mères. Mais grâce aux associations, 82,5 % d’entre eux vivent aujourd’hui auprès d’elles grâce aux toits offerts par les associations dont les plus connues restent Insaf et celle chapeautée par la célèbre Aicha Echenna devenue un modèle de par le monde.

 

 

Jalil Nouri pour actu-maroc.com __________________________

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